2011 : une année de chômage pour l'opposition

  • A
  • A
2011 : une année de chômage pour l'opposition
@ REUTERS
Partagez sur :

Sans surprise, l'opposition a rejeté les vœux 2012 du président, tandis que la majorité a souligné le "courage" et la "lucidité" de Nicolas Sarkozy.

Comme on pouvait s'y attendre, la majorité a salué "le courage" de Nicolas Sarkozy et l'opposition a pointé du doigt l'échec de sa politique. Parmi les mesures annoncées qui ont le plus retenu l'attention des hommes politiques, on retrouve la TVA sociale esquissée par le président samedi. Petit tour d'horizon des réactions politiques aux vœux du président de la République.

L'opposition souligne la responsabilité du gouvernement dans la crise

Parti socialiste. "Jamais un président de la République n'aura autant maltraité les Français pour protéger une minorité d'entre eux", a estimé Benoît Hamon. "Ce n'est pas fin janvier avec un sommet social qu'on peut rattraper un quinquennat raté sur l'emploi", a ajouté le porte-parole du PS.

Najat Vallaud-Belkacem pensait quant à elle "aux un million de Français qui, il y a encore quatre ans, avait un emploi et qui aujourd'hui n'en ont plus". "C'est bien la politique menée par Nicolas Sarkozy ces dernières années qui a conduit à cette hausse historique du chômage", a- par ailleurs estimé la porte-parole de François Hollande. "Il ne semble pas prendre en compte le fait qu'il est responsable", a-t-elle conclu.

Front national. "Usé par un mandat raté, Nicolas Sarkozy n'incarne plus l'espérance. Ce ne sont pas des mots qu'attendent les Français, ni un énième sommet pour l'emploi, ni évidemment la TVA sociale esquissée ce soir, mais de l'action, un changement de cap, radical et vigoureux", a expliqué dans un communiqué Marine Le Pen. "Une nouvelle promesse mais très inquiétante: celle de la TVA sociale qui va toucher en priorité les classes populaires et les classes moyennes", a également tenu à souligner la leader frontiste.

Front de gauche. "Que nous voulait-il au juste ? Réciter des poncifs ne fait pas un message", a réagi dans un communiqué Jean-Luc Mélenchon. "Pourquoi ne s'est-il pas contenté de nous dire 'adieu' ? Nos meilleurs voeux auraient été exaucés dès le premier jour de l'année. Mais il a bavardé et il nous a dit à bientôt. Tout reste à faire donc. La réponse à ces voeux sera dans les urnes", a prédit Jean-Luc Mélenchon.

Modem. Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou, a trouvé que les propositions n'étaient "pas à la hauteur" des enjeux de la crise. "Le diagnostic formulé par le Président de la République ce soir n'est pas tout à fait exact. Bien sûr une partie de la crise en France relève de l'extérieur, mais il y a surtout une responsabilité des pouvoirs publics et des dirigeants politiques français de gauche comme de droite. J'aurais aimé que Nicolas Sarkozy le reconnaisse", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

La droite y voit un discours lucide

UMP. "Le courage, la lucidité et la solidarité sont les trois valeurs autour desquelles la France doit se rassembler pour surmonter la crise", a estimé François Fillon dans un communiqué. "Le rendez-vous du 18 janvier, qui réunira les forces économiques et sociales de notre pays, doit être l'occasion d'amplifier nos efforts contre le chômage, de revoir le financement de notre protection sociale, de mettre en oeuvre la taxation sur les transitions financières", a assuré le Premier ministre.

Nouveau Centre. Hervé Morin, candidat à la présidentielle, s'est dit "heureux d'entendre le président de la République dire que ces derniers mois devaient être des mois utiles". Il a cependant tenu à nuancer sa vision du discours : "je regrette par contre qu'arrive aussi tardivement une mesure que les centristes réclament depuis plus de 4 ans qui est la création d'une TVA pour l'emploi".