12.000 euros de cigares pour Blanc

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12.000 euros de cigares pour Blanc
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Le secrétaire d'Etat s'est fait offrir 12.000 euros de cigares par l'Etat, selon le Canard Enchaîné.

Tir groupé du Canard Enchaîné mercredi matin. Epinglant dans le même numéro Rama Yade et Alain Joyandet, l'hebdomadaire satirique révèle également que Christian Blanc s'est fait offrir par l'Etat 12.000 euros de cigares en dix mois par l'Etat. Le secrétaire d'Etat au Développement de la région-capitale, qui reconnaît les faits, indique avoir remboursé 3.500 euros le 10 juin, après "avoir découvert l'ampleur de ces dépenses".

3.500 euros remboursés

La somme de 12.000 euros correspond aux dépenses de cigares de Christian Blanc - des havanes - depuis juillet 2009, date du rattachement du secrétaire d'Etat au Premier ministre. Les 3.500 euros remboursés correspondent, eux, "à la consommation réelle de cigares" du secrétaire d'Etat pour l'"année fiscale allant du 1er décembre 2009 au 31 mai 2010", selon son chef de cabinet Jean-Marie Boutin.

Jean-Marie Boutin a également indiqué avoir été chargé par Christian Blanc de "mener un audit" pour faire la lumière sur la "zone grise" qui va des 3.500 aux 12.000 euros.

"Un règlement de comptes"

Mardi, dans un communiqué, Christian Blanc a mis en cause nommément l'un de ses anciens collaborateurs comme source de ces fuites, et a affirmé que "les montants en jeu n'ont jamais été portés à sa connaissance avant la réalisation de l'audit qu'il a lui-même demandé".

Le secrétaire d'Etat au Développement de la région-capitale dénonce donc "un règlement de comptes", mettant l'accent sur la "concomitance" entre sa décision de mettre fin aux fonctions de ce collaborateur et la publication sur son compte de deux articles du Canard Enchaîné.

Selon son communiqué, Christian Blanc "se réserve la possibilité de saisir les juridictions compétentes afin que soit menée une enquête approfondie".

La semaine dernière déjà, le Canard Enchaîné avait révélé que Christian Blanc avait été sommé par le fisc de répondre à une série de questions avant le 30 juillet. Il avait confirmé que "dans le cadre de la déclaration à l'ISF", "comme tout contribuable relevant de cet impôt", il était "interrogé sur la consistance de certains éléments de (son) patrimoine".