"Légèreté sous l'Occupation" : Zaz regrette la polémique

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"Légèreté sous l'Occupation" : Zaz regrette la polémique
La chanteuse à succès Zaz qui a évoqué dans une interview une "forme de légèreté" à Paris sous l'Occupation a été la cible de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.@ MaxPPP
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RÉTROPÉDALAGE - La chanteuse, qui a parlé d’une "forme de légèreté sous l’Occupation", a reconnu une formulation "maladroite".

Une polémique. Ses mots ont choqué de nombreux internautes. La chanteuse à succès Zaz qui a évoqué dans une interview une "forme de légèreté" dans la vie à Paris sous l'Occupation a été la cible de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. Lundi, la chanteuse a précisé son propos en reconnaissant une expression "sans doute maladroite".  

"On chantait la liberté". La controverse trouve son origine dans un entretien accordé par Zaz au site Pure Charts, le 11 novembre dernier. La chanteuse de 34 ans y a estimé qu'"en France, on se focalise un peu trop sur les choses négatives, alors qu'à côté de ça, il y a beaucoup de personnes qui réinventent la société". "A Paris, sous l'Occupation, il y avait une forme de légèreté. On chantait la liberté alors qu'on ne l'était pas totalement. Pour moi c'est ça Paris. C'est là où tout est possible, là où on innove", ajoute la chanteuse dont le troisième album s'intitule "Paris".

Historien vs chanteur. Ces propos ont agité les réseaux sociaux tout le week-end. Des internautes ont vivement critiqué la chanteuse et le quotidien Libération s'est également  insurgé, soulignant que "légèreté" n'est pas le mot qui convient pour évoquer l'époque des juifs traqués, et du climat de délation qui régnait alors. Mais d'autres ont volé à sa rescousse. "La violence des médias... Elle n'est pas historienne!", a écrit le chanteur et parolier Benjamin Biolay sur son compte Twitter.



Une mise au point. Pour mettre un terme à la polémique, Zaz s’est fendue d’une mise au point publiée sur son compte Facebook. "Je sais que cette sombre période de notre histoire n'est ni une période de liberté, ni encore de légèreté, sauf pour les armées d'occupation et les collabos pour lesquels je n'ai aucune sympathie", a admis la chanteuse. Avant de préciser : "la succession de ces mots est sans doute maladroite".