Tombé de rideau sur les Poppys

  • A
  • A
Tombé de rideau sur les Poppys
@ Les Poppys - Barclay
Partagez sur :

Le groupe d’enfants-stars des années 70 a perdu son procès contre Universal.

Souvenez-vous des Poppys, une bande d’enfants qui régna sur le hit-parade au début des années 70' avec plusieurs tubes, dont Non, non rien n’a changé, en 1971.

Quarante ans après, les Poppys refont parler d’eux. Depuis la fin des années 1990, les ex-enfants stars réclament des comptes à Universal Music France. Mercredi, la cour d’appel du Tribunal de Grande Instance de Paris leur a infligé un nouveau revers.

En 1970, dix-sept enfants de la chorale des Petits Chanteurs d'Asnières-sur-Seine sont choisis par le chef de chœur Jean Amoureux pour intégrer un tout nouveau groupe : les Poppys. À mi-chemin entre les Choristes de Jean-Baptiste Maunier et des groupes "formatés" des années 90', ils voguent durant trois ans sur la vague hippie et accumulent les succès grâce à leurs chansons vantant la paix, l'amour et la fraternité. Ils écoulent plus de cinq millions de disques et obtiennent deux disques d'or.

En 1997, huit membres des Poppys attaquent Universal et Jean Amoureux, tant au pénal qu'au civil. Au pénal, la plainte pour escroquerie et abus de confiance s'est conclue par un non-lieu en 2001, confirmé en appel en 2002. Au civil, en revanche, le dossier a continué à prospérer plusieurs années.

Les ex-Poppys réclament plus d'un million d'euros. Selon leur avocat, Maître Olivier Bahougne, la maison de disques "aurait dû s'assurer que les enfants alors mineurs allaient percevoir des droits". De son côté, l’avocat d'Universal Music, Maître Nicolas Boespflug, affirme que le contentieux est mal fondé. En effet, explique-t-il, "Jean Amoureux a valablement cédé ses droits à Barclay, devenu ensuite Universal".

La décision rendue mercredi marque la fin d’un feuilleton judiciaire pour les ex-Poppys, devenues instituteur, kiné ou ingénieur. La cour estime que Jean Amoureux – décédé en septembre 2009 - avait tout à fait "qualité pour signer les contrats d'enregistrements" signés en 1970 et 1976 et avait alors "agi en parfait accord avec les membres du groupe" et leurs parents. Définitivement, rien n´a changé…