La santé retrouvée du marché du disque

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La santé retrouvée du marché du disque
@ MaxPPP
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Les ventes ont grimpé de 2,5 %, boostées par le téléchargement légal en forte hausse.

Est-ce l’effet de la loi Hadopi, qui doit entrer en vigueur prochainement ? Le marché de la musique en ligne est en tout cas en très nette hausse au premier semestre 2010, selon les chiffres du Snep (Syndicat national de l'édition phonographique).

Au premier semestre, les ventes de disques en ligne ont ainsi bondi de 47,2 %, tandis que celles des singles ont grimpé de 33 %. Autre point positif, les sites de streaming, type Deezer, commencent eux-aussi à rapporter de l’argent, grâce à leurs formules d’abonnement. Depuis le début de l’année, ils ont ainsi rapporté plus de 11 millions d’euros, et ont enregistré une progression de 16 % par rapport à 2009.

Des résultats contrastés

Mais si les ventes numériques connaissent une forte hausse, elles ne représentent toujours que 18 % du marché global de la musique.

Le marché physique a connu une légère progression (2, 5 %), mais dû essentiellement aux très bonnes ventes des DVD. Boosté par des sorties importantes (Les Enfoirés, Mylène Farmer, U2, etc.), le marché a en effet bondi de 53 %. Les ventes de disques physiques continuent quant à elles de baisser : moins 2 % pour les albums et moins 33 % pour les singles.

De gros progrès à faire

Globalement, le marché de la musique a enregistré un chiffre d’affaires de 239 millions d’euros, une hausse de 4 % par rapport à 2009. Mais de gros progrès restent à faire pour équilibrer le poids du numérique face aux ventes traditionnelles.

La musique en ligne a également du mal à trouver un modèle, et surtout à se diversifier. Apple, et son logiciel iTunes, domine le marché, et les investissements manquent. "En France, le système est bien moins favorable pour un opérateur puisqu'il va devoir s'acquitter de la TVA, sa marge ne sera alors que de 10 %", explique Denis Ladegaillerie, président du Snep. "Google, Amazon, Samsung ou encore Nokia font également des tentatives. Mais globalement l'offre légale n'est pas assez suffisante".