Municipales : ces clips de campagne qui nous ont fait rire

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Municipales : ces clips de campagne qui nous ont fait rire
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VIDÉOS - Pour se faire connaître, certains candidats n’hésitent pas à donner de leur personne. Et parfois, on en rit.

Quand on n’a pas de notoriété, il faut trouver des moyens originaux de faire parler de soi. Passage obligé de toute campagne électorale, le clip vidéo donne donc lieu à des idées et scénarios qui peuvent parfois prêter à sourire. Car si les élections, c’est du sérieux, Europe1.fr a décidé de vous offrir quelques pépites glanées sur la Toile, et de les classer.

>>1 : Ce candidat qui patine, patine, patine…

Les Daft Punk ont décidemment la cote. Après avoir braqué les Grammy Awards il y a deux semaines, le célèbre duo français est cette fois  utilisé dans le clip de campagne de Salim Drai, candidat à Dunkerque. Sur le son du tube planétaire "Get Lucky", celui qui est actuellement maire adjoint… patine… puis s’arrête pour parler, un peu, de lui et de son programme. Problème : la musique de la patinoire est trop forte, et on ne comprend pas un mot. Donc Salim Drai reprend son tour de piste, remerciant au passage "Michel Raffoux pour l’entraînement intensif à la patinoire." Les dernières secondes de la vidéo sont un diaporama de ses rencontres avec des personnalités locales et des champions sportifs. Nulle trace de Philippe Candeloro en revanche…

>> 2 : "Je verrai bien Claude Bartolone en Tywin Lannister"

La palme du culot - ou du manque de goût ? - revient sans hésitation à la section de Seine-Saint-Denis de l’Union des démocrates indépendants. Dans un clip de 30 secondes seulement, les principaux candidats du parti de Jean-Louis Borloo apparaissent en médaillon, tels des héros de Game of Throne, avec la bande originale de la série.

Si la démarche fait franchement sourire, elle est pourtant réfléchie, et argumentée. "Il y a une similitude entre la vie politique dans le 93 et la bataille entre les quatre familles du trône de fer. Je verrai bien Claude Bartolone en Tywin Lannister du département et le PC, la famille déchue des Targaryens", a ainsi expliqué à France 3 Ile-de-France Stéphane Salini, président du groupe UDI au conseil général du 93, qui a eu l'idée de la campagne. "Et puis les Marcheurs Blancs, ce serait le FN. Mais nous, on règle l'histoire à coups de bulletins de vote, pas à coups d'épée", conclut-il.

>>3 : "Monsieur Pisai Jean" donne son numéro de portable

Qu’il est difficile de partir au combat face au médiatique François Bayrou, trois fois candidat à l’élection présidentielle. A Pau, tenu jusqu’ici par la socialiste Martine Lignières-Cassou, l’inconnu Jean Pisai cherche à se faire une place. Pour ce faire, il a choisi de mettre en ligne une vidéo pour le moins anachronique. On y aperçoit le candidat en plan fixe, avec une voix féminine monotone qui retrace le parcours de "monsieur Pisai Jean, fondateur et président national du parti Union Pour la République."

Un speech hésitant de près de deux minutes où on apprend que "monsieur Pisai Jean s’est toujours intéressé à la vie politique française" et qu’il s’est déjà présenté aux cantonales de 1998 et 2004 et aux législatives en 2012. Mais qu’il a quelques difficultés à constituer sa liste. Les personnes intéressées sont priées de le contacter sur son numéro de portable, affiché à l’écran.

Et en bonus, nous vous offrons la vidéo de ses vœux pour l’année 2014 :

>>4 : Lille, "une ville de merde"

L’Église de la Très Sainte Consommation est une parodie de religion qui tourne en ridicule les comportements consuméristes de la civilisation occidentale. Alessandro Di Giuseppe, l’un de ses adeptes, a décidé de se présenter à l’élection municipale de Lille, "une ville de merde" et de "cons". Et il a le sens de la formule : "chers consommateurs, chers consommatrices, je vous hais. Je vous hais compris."

Après un propos presque sérieux - si on oublie les filles au style vestimentaire douteux en arrière-plan et le chef de chantier en bleu de travail - Alessandro Di Giuseppe conclut, plein d’emphase : "vive la dette publique, vive l’argent ! Votez pour moi les ch’tis biloutes !"

>>: "Nous sommes cette voix. Nous sommes Lyon"

Michel Havard n’est pas à classer dans la même catégorie que "monsieur Pisai Jean". A Lyon, ce juriste de profession a dû en passer par une primaire face au député du Rhône Georges Fenech pour s’imposer comme le candidat officiel de l’UMP. Ce n’est donc pas un déficit de notoriété que Michel Havard doit affronter. Non, c’est le socialiste Gérard Collomb, en poste depuis 2001 et donné gagnant dans tous les sondages.

Alors comme l’heure est "grave", Michel Havard nous offre un clip historique sur la ville de Lyon. La voix est dramatique, la musique baroque, les propos solennels. Et la chute rassemble à ces publicités qui vendent une ambiance plus qu'un produit : "cette voix solidaire, faite d’amour et de respect, qui ne cesse de croire en demain. Nous sommes cette voix. Nous sommes Lyon."