Marseille : 102 ans, FN et doyenne des municipales

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Marseille : 102 ans, FN et doyenne des municipales
Charlotte Ode, qui aura 103 ans en mai, s'est engagée "pour faire plaisir" à son petit-fils Bernard Marandat, seul conseiller municipal FN à la mairie centrale (photo ci-dessus).@ MaxPPP
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Charlotte Ode figure en 30e position sur la liste FN du 8e secteur marseillais. Elle s'est inscrite "pour faire plaisir" à son petit-fils.

La doyenne des candidates aux élections municipales est une Marseillaise de bientôt 103 ans, se présentant sur une liste Front national conduite par son petit-fils, seul élu FN à la ville de Marseille. Charlotte Ode, qui aura 103 ans en mai, figure en 30e position (sur 36) sur la liste du FN dans le 8e secteur (15e et 16e arrondissements, quartiers nord), où elle s'est engagée "pour faire plaisir" à son petit-fils Bernard Marandat, seul conseiller municipal FN à la mairie centrale, a-t-elle expliqué. Charlotte Ode est ainsi la doyenne des candidates, selon les données fournies par le ministère de l'Intérieur.

"Je ne considère pas le fait d'être la doyenne comme une grande faveur. Je n'ai rien fait pour: c'est arrivé comme ça, cela s'est fait au fur et à mesure", a commenté cette ancienne institutrice et agente principale des impôts, qui vit seule dans son appartement du quartier du Pharo, près du Vieux-Port. "Je suis son petit-fils préféré, et lorsque je lui ai dit que je me présentais aux élections, elle m'a demandé comment elle pouvait m'aider. Je lui ai proposé de figurer sur ma liste, elle a dit banco! C'est un geste de sympathie pour moi. Elle n'est pas adhérente au Front national, pas militante, elle a même mis longtemps à adhérer aux idées du Front national, mais elle les partage bien aujourd'hui", confirme Bernard Marandat, précisant que sa grand-mère avait "toute sa jugeote".

"Je trouve très bien Marine Le Pen, elle a de la classe, elle est intelligente, elle est à la tête d'un parti qui prend de l'importance, qui est honnête alors que les autres font beaucoup de cachoteries. Je considère que la France et Marseille n'ont pas vocation à accueillir toute la misère du monde, sinon nous allons couler. Nous ne pouvons plus laisser entrer tous les étrangers qui viennent. Ceux qui travaillent et habitent ici font en revanche partie de la ville", a dit encore cette dame se présentant comme "une vraie Française" dont le père était receveur des postes, et membre du comité du Vieux-Marseille sur la mise en valeur du patrimoine de la ville.