Radio France : le CSA demande une "médiation"

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Radio France : le CSA demande une "médiation"
@ PATRICK KOVARIK / AFP
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MÉDIAS - Alors que la grève a été reconduite mercredi pour 24 heures, le CSA a appelé "l'ensemble des parties" à mettre en oeuvre une "médiation".

Jeudi, Radio France entamera son 22e jours consécutif de grève. C'est ce qui a été décidé mercredi lors d'une assemblée générale du personnel à l'unanimité moins une abstention. Alors que la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a déclaré que ce conflit "avait trop duré" et annoncé qu'elle ferait connaître ses "décisions pour renouer le dialogue social", le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a appelé "l'ensemble des parties" à mettre en oeuvre une "médiation" pour débloquer le conflit dans le groupe.

Surmonter le "blocage". Dans un communiqué publié mercredi, le CSA a souhaité "la mise en oeuvre d'une procédure de résolution des conflits de nature à surmonter la situation de blocage", c'est-à-dire une "médiation", a-t-il précisé. Par ailleurs, il se dit "soucieux de la sauvegarde des missions de service public, dont il est un garant particulièrement", "attentif aux préoccupations des salariés et des auditeurs" et enfin, "conscient des difficultés structurelles notamment financières de Radio France".

Les syndicats avaient aussi réclamé mardi, comme préalable à la levée de la grève, la nomination d'un médiateur.

Mathieu Gallet ouvert à une "intervention extérieure". Mercredi matin, Mathieu Gallet, le président de Radio France, était invité à répondre aux questions de la commission des Affaires Culturelles de l'Assemblée. À la fin de son intervention, il n'a pas rejeté la possibilité d'une "intervention extérieure" pour aider à résoudre un conflit dont il assure que sa propre personnalité ne constitue pas le point de crispation. 

"J'ai encore quatre ans de mandat, je ne lâcherai rien par rapport à mes convictions", a-t-il aussi martelé après avoir présenté son projet : développer le réseau France Bleu si les moyens le permettent, réaliser une antenne reprenant le meilleur de Radio France à destination des francophones à l'étranger, réclamer plus de fréquences pour FIP, une réflexion sur la contribution à l'audiovisuel public, pas de plan de départ contraint.

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