Pujadas : Mélenchon a "passé un cran"

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Pujadas : Mélenchon a "passé un cran"
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Traité de "larbin", le journaliste de France 2 considère que "le climat est un peu lourd".

Il y a "des mots qui ne sont pas anodins". C’est ainsi que David Pujadas, traité de "larbin" et de "salaud" par Jean-Luc Mélenchon, a répondu. "Il y a quand même un climat un peu lourd (…), on a entendu des journalistes traités de fascistes il y a quelques mois, aujourd'hui salaud. On a passé un cran et on se dit qu'on se prépare une campagne électorale qui va être un peu lourde", a-t-il lancé lundi sur France Info.

Vendredi, une vidéo extraite du documentaire Fin de concession de Pierre Carles, a fait très rapidement le tour du Web. On y voit Jean-Luc Mélenchon insulter David Pujadas, juste après avoir visionné une séquence du journal de 20 Heures de France 2, datant de 2009. "Je suis le premier critique souvent à l'égard du journalisme, mais là c'est autre chose, on est dans l'insulte donc il faut quand même un peu faire attention (...) C'est pas tout à fait anodin", a réagi David Pujadas.

Il s’agit de la première réaction de David Pujadas aux propos de Jean-Luc Mélenchon. Vendredi, France 2 s’était officiellement indignée, dénonçant "des propos insultants", à travers un communiqué.

Mélenchon persiste et signe

Le député européen a assumé ses propos dans un billet publié sur son blog, dimanche. "Il y a une extrême urgence : sauver ce pauvre Pujadas dont on vient de me rebattre les oreilles ! Je préfère prendre cette pantalonnade journalistique avec humour", a-t-il réagi avec ironie, après avoir été interrogé sur le sujet par plusieurs médias.

"Je déclare que ce malheureux est victime d’un complot particulièrement vicieux à l’intérieur de la direction de la rédaction de France 2. Celle-ci vient d’annoncer qu’elle le défendait contre une de mes odieuses attaques. Elle qui n'avait jamais rien dit quand les confrères avaient écrit mille fois pire que mes interjections, se réveille soudain, tout excitée à l'idée de frapper un 'politique', a-t-il ensuite lancé, sûr que "l'affaire va tourner court et ridiculisera ceux qui l'ont lancée".