Nice-Matin : un plan de relance par financement participatif

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Nice-Matin : un plan de relance par financement participatif
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PRESSE - Le employés du quotidien régional en appellent à leurs lecteurs pour récolter au moins 300.000 euros et reprendre l’entreprise.

300.000 euros, c’est la somme qu’il manque aux employés du groupe Nice-Matin pour boucler leur plan de reprise d’un peu plus de 12 millions d’euros. Affolés par les cinq propositions formulées devant la justice par cinq autre groupes qui prévoient chacun entre 400 et 800 suppressions d’emplois sur les près de 1.200 que compte le groupe, ils ont décidé de se lancer à leur tour dans la bataille.

Des centaines de Roselyne. Pour faire passer leur rêve à la réalité, ils ont lancé mardi une collecte par financement participatif sur la plate-forme Ulule. Ils se sont donnés un objectif de 300.000 euros, mais espèrent ouvertement en obtenir dix fois plus. “Trois millions d’euros, c’est l’assurance que notre mission de proximité continuera d’être assurée partout”, expliquent-ils avec sur la plate-forme de financement.

Les employés de Nice-Matin comptent donc sur la générosité de leurs lecteurs et prennent notamment comme exemple une nonagénaire de la région, Roselyne, qui, expliquent-ils, aurait donné toutes ses économies pour devenir le premier soutien. La collecte avance d’ailleurs plutôt bien puisque environ 150 donneurs ont déjà permis de récolter près de 70.000 euros, soit plus de 20% de la somme totale.



Des contreparties journalistiques. Comme dans toutes les opérations de financement participatif, les donneurs pourront avoir accès à des cadeaux en fonction de l'importance de leur don. Ainsi, le moindre don de cinq euros donnera la possibilité de voir son portrait apparaître dans le premier numéro édité par la nouvelle équipe. En haut de l’échelle, les cadeaux sont beaucoup plus intéressant. Ainsi, pour 1.000 euros, le donateur pourra suivre la production du journal pendant toute une journée et commenter l’actualité en tant qu’éditorialiste. Mieux, pour 5.000 euros, il deviendra même le rédacteur en chef pendant une journée.

Un projet raisonnable. Les employés de l’entreprise ont donc environ un mois et demi pour rassembler la somme dont ils ont besoin et présenter leur projet de reprise à l’administrateur juridique qui gère leur dossier. Et s'ils s’inquiètent de ce qu’il pourrait advenir de leurs emplois s’ils venaient à être racheter par l’un des groupes candidats, ils comprennent néanmoins que ds suppressions de postes devront être à l’ordre du jour. Selon leur plan, seulement 110 départs volontaires immédiats et une réduction de 50 postes d’ici 2017 combiné à une réduction des coûts devrait suffire à sauver le groupe.