Trucage des audiences : "une tricherie massive et délibérée !", pour Denis Olivennes

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Denis Olivennes, patron de Lagardère active, est venu s’expliquer au micro d’Europe 1, jeudi matin.

INTERVIEW

Les plus grosses radios françaises, dont Europe  1 - et à l'exception des stations du service public - accusent Fun Radio et l'animateur Bruno Guillon de manipuler et de fausser les audiences radio. Concrètement, il est reproché à la station de demander, souvent, à ses auditeurs de truquer l’enquête réalisée par Médiamétrie. Fun Radio a été mis en demeure et les autres radios, en colère, demandent à Médiamétrie  de stopper immédiatement la vague de mesure en cours qui serait, selon elles, totalement faussée.

"Cela biaise les enquêtes d’audience". Denis Olivennes, patron de Lagardère active - propriétaire d’Europe 1 - a commenté cette situation sur notre antenne. Et, comme Jean-Paul Baudecroux pour NRJ et Alain Weill pour RMC, il juge que ces faits "sont d’une gravité incroyable, qui ne se sont jamais produits en France. Ce n’est pas la blague potache d’un animateur ! C’est une campagne massive, délibérée, répétitive, conduite par des gens qui savent comment fonctionne cette enquête et donc comment tricher. Cela augmente artificiellement la durée d’écoute de Fun et diminue celle des autres radios. Cela biaise les enquêtes d’audience et c’est une tromperie qui touche aussi les annonceurs. Cela a un effet économique pour nous".

"Je demande que Médiamétrie prenne les mesures qui s’imposent". Demande-t-il que les audiences ne soient pas publiées ? "Nous, nous considérons que l’enquête Médiamétrie, telle qu’elle fonctionne, est un baromètre fiable, dès lors que chacun observe les règles d’honnêteté minimale, qui s’imposent à tous. Je demande que Médiamétrie prenne les mesures qui s’imposent. Cela fait plusieurs semaines qu’on l’avertit de la progression spectaculaire des audiences de Fun – alors que rien n’a changé dans ses programmes – et Médiamétrie n’a pas réagi. Aujourd’hui, nous apportons des preuves, avec des centaines de messages" constatés par un huissier, conclut Denis Olivennes.