Pour Florian Philippot, le Petit Journal "cherche l'incident"

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Pour Florian Philippot, le Petit Journal "cherche l'incident"
Florian Philippot dans C à vous le 5 mai 2015@ France 5
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LA RÉPONSE - Invité sur France 5, Florian Philippot a eu la dent dure contre les équipes du Petit Journal, molestées lors du défilé du 1er mai.

Des journalistes de Canal+ pris à partie par des militants Front National : la vidéo ne semble pas révolter Florian Philippot outre mesure. Invité mardi soir de C à vous pour commenter les propos de Jean-Marie Le Pen et l'affaire Robert Ménard, le vice-président du Front National a reproché aux équipes du Petit Journal de "chercher l'incident".



"Ils cherchent l'incident, c'est une évidence". Sur le plateau de France 5, dont des équipes ont elles aussi été agressées lors du défilé du 1er mai, le bras-droit de Marine Le Pen a d'abord condamné "toute violence par principe". "Il se trouve simplement que le Petit Journal est dans une stratégie de provocation permanente. Ils cherchent l'incident, c'est une évidence", a-t-il poursuivi.

Florian Philippot a rappelé qu'il avait passé, comme Bruno Gollnisch, l'essentiel du défilé avec un micro près de lui. "Ils reviennent, ils reviennent, ils reviennent, ils cherchent l'incident, le buzz", a sanctionné Florian Philippot qui n'a visiblement pas digéré une autre séquence, diffusée en avril, où l'on peut lire à l'écran une note privée écrite par Bruno Gollnisch.

La pensée unique VS. le vote FN. Invité par Anne-Sophie Lapix à prendre la mesure des violences, Florian Philippot a fait appel aux sentiments de "millions de Français" qui sont, selon lui, "humiliés" par un "système médiatique qui se radicalise parfois car le petit catéchisme de la pensée unique est agressé" par le vote Front National. À noter que, si Florian Philippot pointe un Petit Journal en "recherche de polémiques", il a rejeté la formule d'Anne-Sophie Lapix qui lui demandait si ces journalistes avaient "bien cherché" les coups.

Florian Philippot en a profité pour reprocher aux équipes de C à vous de trop défendre leurs confrères. "Vous savez, moi, en politique, je ne défends pas tout le monde par principe. Vous ne devriez pas faire la même chose concernant les médias : ça explique la très mauvaise image des médias en ce moment. Le corporatisme vous tue également", a-t-il avancé.

Dimanche dernier sur Europe 1, Marine Le Pen avait mis en cause la déontologie des journalistes de Canal+ : "Pendant plus d'une demi-heure, Bruno Gollnisch a été harcelé", a indiqué la présidente du FN, reprochant aux équipes l'emploi d'une "perche de 15 mètres".