Petit journal va devenir grand

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Petit journal va devenir grand
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Une société de production, un nouveau format, ça bouge pour le rendez-vous de Yann Barthès.

Yann Barthès s’émancipe. Pur produit de Canal + depuis son entrée comme stagiaire chez la chaîne cryptée, le présentateur du Petit journal a décidé de créer sa société de production, Bangoumi, qui signifie émission de télé en japonais, en association avec Laurent Bon, le producteur du Grand journal. Finie la "rubrique" de 8 minutes en première partie de l’émission présentée par Michel Denisot, place à une "séquence" livrée clé en main de 15 minutes.

L’annonce de la grille de rentrée par Rodolphe Belmer, le directeur général adjoint du groupe Canal +, va donner la part plus belle à cette séquence devenue phare de l’émission de Michel Denizot. Une évolution, selon la 'Quatre', mais surtout pas une révolution. "Ils vont rester dans le bâtiment de KM (la société de production du Grand journal ndlr), ça ne change pas grand-chose". Ce que confirme Renaud Le Van Kim, le producteur du Grand journal à Télérama. "Yann, au bout de sept ans et c’est tout à fait légitime, souhaitait évoluer

Tout se passe en bonne intelligence". L’équipe, aujourd’hui composée de quatorze personnes devrait aussi ne pas changer. "Ils jettent des images tous les jours, ils n’auront pas forcément besoin de plus de personnel", assure un autre responsable de la chaîne, interrogé par Europe1.fr.

Le flou demeure sur ce "grand chantier"

Pour autant, de nombreuses interrogations entourent encore cette nouvelle mouture dont l’évolution est due autant au gros succès actuel qu’à l’entrée en année électorale. Le contenu, par exemple, qui reste flou. "Rien n’est décidé, on ne sait pas à quelle heure la séquence sera diffusée, peut-être que le format va changer. On n’en est qu’aux fondations, c’est un gros chantier, mais il ne faut pas se focaliser sur la durée de la séquence car elle était de 13 minutes il y a deux ans. Ça ne veut pas dire grand-chose", poursuit le responsable de la chaîne cryptée.

Les coûts de production ne devraient par ailleurs pas exploser, contrairement à ce qu’annonce Télérama, qui table sur un budget de 30.000 euros contre 120.000 en tout pour le Grand journal, selon cette même source. "Rien n’est défini sur le contenu et le format, on n’en sait rien, et de nombreux moyens seront mutualisés" entre Grand et Petit journal.