Ockrent quitte l'audiovisuel extérieur

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Ockrent quitte l'audiovisuel extérieur
@ MAXPPP
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"J'ai décidé d'en finir avec la situation insupportable et totalement figée", a-t-elle expliqué.

En conflit avec Alain de Pouzilhac depuis plusieurs mois, Christine Ockrent annonce son départ de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), dans une interview publiée mercredi soir sur lefigaro.fr. Dans cet entretien, la "reine" Christine, qui occupait le poste de directrice générale déléguée de l'AEF, explique pourquoi elle prend acte de sa "révocation déguisée et sans motifs". Pour autant, ce départ n'est pas une démission. "Je ne démissionne pas. Rien ni personne ne peut m'y contraindre, indique la journaliste.

"Isolée, totalement empêchée d'exercer mes fonctions"

"J'ai décidé d'en finir avec la situation insupportable et totalement figée dans laquelle je me trouve du fait de la passivité du PDG de l'AEF et de ses organes sociaux", explique Christine Ockrent, en guerre ouverte avec le président Alain de Pouzilhac depuis des mois. "J'éprouve aujourd'hui une souffrance que je n'avais jamais expérimentée, insiste-t-elle. Celle d'être isolée, totalement empêchée d'exercer mes fonctions et d'être payée à ne rien faire depuis des mois. J'ai donc décidé de créer les conditions de retrouver ma liberté d'action".

"Je reprends ma liberté pour me défendre"

Christine Ockrent est en conflit depuis des mois avec le PDG de l'AEF, Alain de Pouzilhac avec, en toile de fond, une affaire d'espionnage informatique et une plainte contre X pour "harcèlement moral" déposée par l'ancienne présentatrice vedette. En décembre, les salariés de la chaîne d'information internationale France 24 avaient voté une motion de défiance à 85% contre Christine Ockrent.

"Je reprends ma liberté pour me défendre, rétablir mon honneur et ma réputation. Je n'ai pas craqué, je ne lâcherai rien et j'attends toujours qu'Alain de Pouzilhac m'explique pourquoi il faut que je parte", ajoute la journaliste dans son interview au figaro.fr, qui ne se rendait pratiquement plus les pieds dans les locaux de l'AEF depuis le début de l'année.