Ockrent : "je me battrai jusqu’au bout"

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Ockrent : "je me battrai jusqu’au bout"
Christine Ockrent refuse de démissionner après la mise en cause des directeurs de France 24.@ MAXPPP
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EXCLU - Dans la tourmente, la directrice déléguée de l’AEF n’entend pas pour autant démissionner.

Confrontée à une sombre d’affaire d’espionnage et à une fronde des directeurs de France 24, Christine Ockrent ne compte pas se laisser faire. "Je résiste. Je me battrai jusqu’au bout", a prévenu la directrice déléguée de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) mardi sur Europe 1. "Je ne vais pas laisser 40 ans de parcours professionnel terni, saccagé par des allégations, des insinuations, des calomnies pour ce qui concerne la moindre participation de ma part à cette histoire débile d’espionnage et de ragot. Je ne laisserai pas faire."

Ecoutez Christine Ockrent :

L’épouse de Bernard Kouchner a répété qu’elle n’était pour rien dans l’affaire d’espionnage dans laquelle Candice Marchal, l'une de ses plus proches collaboratrices, est impliquée. Une affaire qui lui vaut aujourd’hui la défiance des cadres de France 24. "Ils inventent quelque chose de bizarre : un forme de responsabilité, ou pire, de culpabilité par proximité", a pesté Christine Ockrent. "Je ne suis pour rien dans cette affaire d’espionnage, je ne vais pas espionner ma propre boîte après 40 ans de métier. Tout cela est calomnieux et diffamatoire."

Pas de départ volontaire

Christine Ockrent s’interroge désormais sur l’origine de toute cette affaire. "Je m’interroge sur le déroulement et le sens de ce curieux scénario que nous vivons depuis plusieurs mois dans lequel on essaye de m’engloutir.", a-t-elle lancé. "Avec des épisodes dont certains portent atteinte à l’intégrité de l’entreprise et abîme et souille tous ses collaborateurs, moi la première."

L’épouse de Bernard Kouchner refuse en tous cas de partir d’elle-même. "Nous sommes une société d’audiovisuel publique. Nous allons voir comment les tutelles qui m’ont nommée vont examiner cette situation inédite", a-t-elle affirmé, en référence à Nicolas Sarkozy, qui a désormais la main sur toutes ces nominations. "Mais Il n’appartient pas à des salariés d’un groupe de décider la manière dont la hiérarchie fonctionne".