Les chefs d’Etat, ces "twittos"

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Les chefs d’Etat, ces "twittos"
@ REUTERS
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D’Obama à Kirchner, tous ont cédé à la tentation de Twitter, mais dans des styles bien distincts.

Obama en tête, les chefs d’Etats et dirigeants de ce monde sont nombreux à s’être lancés dans l’aventure du micro-blogging. Mais tous n’en font pas le même usage. Du très sérieux président américain au rebelle Hugo Chavez, chacun s’y exprime avec son style, allant parfois jusqu’au dérapage…

Barack Obama : celui qui a compris le truc

Profil : 2.190 tweets, 5.839.544 followers

Le président américain fait figure d’avant-gardiste en matière d’utilisation de Twitter. Barack Obama a, en effet, été l’un des premiers candidats à une élection présidentielle à utiliser le site de micro-blogging pour communiquer et faire campagne. Avec plus de 5 millions de followers (abonnés), il figure en tête des chefs d’Etat sur Twitter. Pourtant, le président américain a déçu ses "fidèles". Les internautes ont longtemps cru que Barack Obama, accro à son Blackberry, twittait lui-même. Or, il a avoué, en novembre 2009, à des étudiants chinois à Shanghai, que ses pouces étaient "trop patauds" pour taper lui-même les messages sur son téléphone. Malgré la déception, le nombre de followers a doublé entre novembre 2009 et aujourd’hui.

Hugo Chavez : celui qui a un style bien à lui

Profil : 1.616 tweets, 1.021.293 followers

Comme Barack Obama, le président vénézuélien, est une star sur Twitter. Depuis l'ouverture de son compte le 28 avril 2010, le dirigeant socialiste utilise le site de micro-blogging comme un forum de discussion avec ses électeurs et écrit lui-même ses messages. Ces derniers sont des milliers à lui envoyer leurs demandes diverses et variées. Mais là où ses homologues font tout pour paraître sérieux, Hugo Chavez prend, lui, le contre-pied. Celui qui se fait appeler "Hugo Chavez le rebelle" sur le site de micro-blogging, écrit sur Twitter comme s’il discutait avec ses amis. "Salut, comment ça va ? Me voilà, comme je l'avais dit, à minuit. Je vais au Brésil. Et très content de travailler pour le Venezuela. Nous vaincrons", a-t-il écrit en guise de premier tweet. Un ton bien à lui qui a vite séduit les internautes. Après seulement deux messages publiés le président vénézuélien avait déjà récolté 95.000 abonnés.

Cristina Kirchner : celle qui se prend pour une ado

Profil : 424 tweets, 218. 515Followers

Dans le même genre que Hugo Chavez, la présidente argentine sait manier les tweets. Arrivée tardivement sur le site de micro-blogging, Cristina Kirchner a vite rattrapé ses homologues. "Elle se comporte comme une ado sur Twitter", a indiqué récemment Eduardo Duhalde, à Libération. Il est vrai que Cristina Kirchner a elle aussi un style bien particulier. Elle appelle, par exemple, Hugo Chavez "Huguito" (petit Hugo) voire "querido" (chéri).

Nicolas Sarkozy : celui qui n’a pas vraiment de compte Twitter

Profil : 67 tweets, 6.977 followers

Il avait créé la surprise lors du sommet de Copenhague, en décembre 2009, en ouvrant un compte Twitter baptisé ElyséeCop15, mais a vite laissé tomber. Le président français ne twitte plus. Aujourd’hui, il existe une multitude de comptes intitulés "Nicolas Sarkozy", mais aucun n’est officiel. C’est "l’institution Elysée qui communique sur Twitter, pas le Président", confie-t-on dans son entourage. Un compte encore timide puisqu’il ne dépasse pas les 10.000 followers et surtout ne suit absolument personne. Mais on se veut confiant, dans l’entourage du Président. "Le compte va bientôt se développer et surtout il est possible que de nouveaux comptes soient créés l’an prochain", ajoute-t-on.

David Cameron : celui qui a fait un mauvais jeu de mot sur Twitter

Profil : 2068 tweets, 1.757.838 followers

Le Premier ministre britannique n’est pas un grand fan du site de micro-blogging. En fait, David Cameron n’a pas de compte à son nom, mais son cabinet en a ouvert un, intitulé "Number10gov". Le Premier ministre ne cache pas son manque d’intérêt pour Twitter. En juillet 2009, il a déclaré sur Absolute TV, "le problème avec Twitter, c’est l’instantanéité. Trop d'"idiots", ça fait un “con”" ("too many twits might make a twat").Le Premier ministre a, en fait utilisé, le mot “twit” - (idiot) - au lieu de tweet et le mot "twat" - (con, l’organe féminin) - au lieu de "con" dans le sens de "stupide". Une blague pas très finaude pour laquelle il s’est presque immédiatement excusé.

"Trop de "twits", ça fait un "con"" (à 2 :01) :