La "Super Nanny" de TF1 visée par une pétition, le CSA saisi

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La "Super Nanny" de TF1 visée par une pétition, le CSA saisi
Le principe de l'émission "Super Nanny" est remis en question par une thérapeute@ TF1
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Un thérapeute accuse la gouvernante Sylvie Jenaly de "violence éducative" et "d'enfreindre les droits des enfants en les montrant dans des situations dégradantes".

"Tirer les enfants par les bras, les isoler au risque de provoquer chez eux des séquelles psychologiques", voilà ce que Bernadette Gautier, thérapeute dans une association d'aide à la parentalité reproche à la "Super Nanny" de TF1, révélait Le Parisien dimanche. Partisane d'une éducation "positive et bienveillante", la Nantaise de 57 ans a lancé une pétition adressée au CSA et au président Hollande dans laquelle elle réclame la suppression de l'émission. Olivier Schrameck, le président du CSA, a réagi mardi sur Europe 1.

La pétition a été signée par 2.000 personnes en trois ans. Le texte épingle aussi bien les méthodes de Sylvie Jenaly, la gouvernante qui a succédé à Cathy Sarraï en 2013, que le principe de l'émission. D'après Bernadette Gautier, les enfants ne seraient pas aptes à donner un "consentement éclairé" pour être filmés dans leur intimité.

La gouvernante est "une grande professionnelle". La production de l'émission, Shine France, refuse de débattre par voie de presse mais défend la légitimité de Sylvie Jenaly dont elle met en avant le bilan : 55 familles aidées "avec qui elle est toujours en contact" en trois ans. "Sylvie est une grande professionnelle qui, depuis près de vingt ans, défend le bien-être des enfants. Elle prône une éducation basée sur l'écoute et l'échange au travers de règles et d'un cadre nécessaire aux enfants."

Une plainte bientôt examinée.Envoyée au CSA mi-octobre, la pétition sera examinée la semaine prochaine. Depuis la rentrée, date à laquelle l'émission a été programmée sur TF1 le week-end, "nous avons reçu des dizaines de plaintes", a confirmé Olivier Schrameck, le président du CSA au micro d'Europe 1 mardi. "S’il s’avérait que l’image des parents et des enfants ne correspondait pas aux exigences de la chaîne, nous prendrions des mesures".