L'Élysée assure à une presse inquiète qu'il ne "verrouille pas sa comm"

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L'Élysée assure à une presse inquiète qu'il ne "verrouille pas sa comm"
Traditionnellement, les ministres jouent le jeu de l'interview à l'issue du Conseil des ministres.@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Plusieurs journalistes se sont inquiétés de voir qu'ils ne pouvaient pas interviewer les ministres à l'issue du premier Conseil des ministres jeudi.

Le président Emmanuel Macron ne veut pas "verrouiller sa comm'" mais exige des ministres "confidentialité" et "discipline", a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, devant une presse inquiète de n'avoir pas pu interviewer les ministres à l'issue du Conseil comme il est d'usage. "Les journalistes ne manqueront pas de continuer à poser des questions sur ce qui s'est dit et ce qui est fait, mais il appartiendra à chacun des ministres de veiller au respect de ce qui se discute au sein du Conseil des ministres", a averti le porte-parole au cours du point de presse qui a suivi ce premier conseil.

Retour à la normale la semaine prochaine. En attendant la composition du gouvernement, "il n'y a pas eu de fuites : cela montre que les choses fonctionnent bien", a-t-il estimé. Les médias ont été priés jeudi de quitter la cour d'honneur de l'Élysée avant la sortie du Conseil. "C'est n'est pas du tout pour verrouiller la communication", a assuré Christophe Castaner. "C'est uniquement pour des raisons pratiques, parce que la photographie (le traditionnel portrait de famille du nouveau gouvernement, ndlr) n'a pas été faite dans son cadre habituel mais sur les marches de l'Élysée", a-t-il expliqué, promettant que "dès la semaine prochaine" les journalistes retrouveront leur "place habituelle" et la possibilité "d'interroger les ministres".

Les journalistes choisis pour les déplacements du président. Plusieurs journalistes ont aussi protesté contre la décision de l'Élysée de contacter individuellement certains de leurs confrères pour accompagner le déplacement que le nouveau chef de l'État fera vendredi au Mali, sans laisser le choix aux rédactions. Christophe Castaner a invoqué "un délai très court" pour organiser ce déplacement sur la base militaire française de Gao, dans le nord du Mali. De plus "la présence de 50 journalistes" et d'"une dizaine de caméras nuit un peu au dialogue direct et à l'échange que peut avoir le président de la République avec les Français", a-t-il argué. "Donc il ne s'agit pas de contrôler, il ne s'agit pas d'imposer", s'est-il engagé. "Bien évidemment, je souhaite réaffirmer au nom du président le respect à vos conditions de travail. J'entends bien vos inquiétudes, je les relaierai", a-t-il enchaîné.

Une journaliste handicapée rencontre des difficultés pour accéder à l'Élysée
Christophe Castaner a promis jeudi une démarche "exemplaire" pour assurer l'accès de l'Élysée aux handicapés, interpellé lors de son premier point de presse par une journaliste en fauteuil roulant. "Il nous faudra évidemment être exemplaires, et les services de la présidence notent votre demande", a-t-il répondu à Rahma Sophia Rachdi, reporter de l'Agence de presse des Nations unies. Rahma Sophia Rachdi a indiqué qu'elle revenait - grâce à l'aide des pompiers affectés au palais présidentiel - pour la première fois dans la salle où se tient le traditionnel point presse à l'issue du Conseil des ministres, depuis qu'un accident de santé l'avait frappée il y a deux ans. La journaliste a évoqué les nombreuses difficultés qu'elle rencontrait pour couvrir l'Élysée comme l'obligation d'annoncer sa venue pour que des rampes provisoires soient installées, se disant aussi "interdite de voyages de presse".