"Le Canard enchaîné" juge "grotesques" les accusations de Fillon

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"Le Canard enchaîné" juge "grotesques" les accusations de Fillon
Le candidat LR à la présidentielle estime que les documents accusant sa femme d'emplois fictifs ont été "portés" à l'hebdomadaire satirique.@ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Louis-Marie Horeau, rédacteur en chef du "Canard enchaîné", a assuré que l'hebdomadaire allait répondre au candidat à la présidentielle "dans son prochain numéro".

Le Canard enchaîné juge "grotesque" jeudi la déclaration de François Fillon selon laquelle les documents accusant son épouse d'emplois fictifs ont été "portés" à l'hebdomadaire satirique, assurant que l'hebdomadaire avait fait un "travail d'enquête". "Ma première réaction est en réalité de rigoler, le rédacteur en chef que je suis adorerait trouver au courrier une enveloppe bien fournie de révélations comme celles-ci chaque matin", a déclaré Louis-Marie Horeau. "C'est grotesque", a-t-il ajouté.

"Le Canard répondra". Les documents à l'origine des premières révélations "viennent d'un service de l'État", a affirmé jeudi François Fillon. Au Canard enchaîné, "on leur a porté", a-t-il précisé. "Naturellement, Le Canard répondra à François Fillon dans son prochain numéro", a dit Louis-Marie Horeau. Le candidat LR à la présidentielle a déclaré jeudi détenir "toutes les indications" qui lui permettront de poursuivre en justice "tous ceux qui sont à l'origine" de la révélation de l'affaire sur les emplois présumés fictifs de son épouse, mettant une nouvelle fois en cause le président François Hollande.

"Savoir ou pas ?". En pleine campagne présidentielle, "la seule question qui vaille est cette question préalable : les Français devaient-ils savoir ou pas ? Est-ce que cela avait du sens politiquement ou non ?", a estimé le journaliste. "Une fois que l'on aura répondu à cette question préalable, on pourra alors s'interroger à loisir sur les acteurs de l'affaire et ces histoires de 'cabinet noir' mais nous, nous avons fait notre travail d'enquête", a-t-il ajouté. François Fillon avait mis en cause le chef de l'État et son supposé "cabinet noir" le 21 mars sur France 2. François Hollande avait rétorqué que François Fillon était "en deçà" de la "dignité" qui sied à une campagne présidentielle.