Laurent Luyat : "Je mesure la chance inouïe qu'on a" de couvrir Roland-Garros

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Laurent Luyat et Lionel Chamoulaud couvrent Roland-Garros pour France Télévisions depuis de nombreuses années. Une longévité qui n'est pas menacée par la lassitude, bien au contraire.

Chaque année, c'est un événement. Roland-Garros a débuté dimanche pour le bonheur des téléspectateurs, joueurs de tennis du dimanche ou fervents supporteurs. Et comme chaque année, ils retrouveront Laurent Luyat et Lionel Chamoulaud sur France Télévisions pour couvrir ce tournoi de tennis légendaire. "Pour Lionel, c'est le 30ème et pour moi le 15ème. C'est vrai qu'il y a une routine, on connaît tous les recoins par cœur. A chaque fois je me demande si ça ne va pas être le Roland-Garros de trop et dès qu'arrive le premier jour, il y a une magie qui s'opère. On est tellement heureux de participer à ça. Je mesure la chance inouïe qu'on a", explique Laurent Luyat sur Europe 1.

De nouveaux consultants. Et pour commenter, ils ne sont pas seuls. De nouveaux consultants font leur apparition cette année : Mary Pierce et Michaël Llodra. "Michaël Llodra, son rôle est plutôt lié à la coulisse parce que c'est quelqu'un qui a un naturel formidable et qui a un contact extraordinaire avec les joueurs avec et contre lesquels il a joué. Il a cette faculté d'aller chercher les infos, d'aller chercher les invités. Mary Pierce, c'est la dernière Française à avoir remporté Roland-Garros. Elle s'était un peu éloignée du tennis et là, elle est revenue. On en est ravi parce que c'est une belle personne", explique Lionel Chamoulaud.

Devenir consultant, une étape difficile. Pour les consultants, qui sont d'anciens joueurs, ce n'est pas toujours évident de passer de l'autre côté de la caméra. "Je me souviens d'une génération qui pensait que c'était presque dégradant de passer toute une journée enfermé dans une cabine", raconte Lionel Chamoulaud qui estime qu'il y a "un petit cap à franchir" pour eux : "Il faut avoir la capacité de s'enthousiasmer pour les autres et d'oublier soi-même." Laurent Luyat se souvient notamment que cela "a été dur pour Tatiana Golovin" : "Elle a arrêté sa carrière très jeune sur blessure et je voyais que franchement, elle avait mal. Être consultante à 24-25 ans et ne pas jouer, pour elle ça a été vraiment très dur." Les consultants doivent donc s'adapter et prendre la mesure de leur nouveau rôle afin de satisfaire au mieux les nombreux téléspectateurs qui attendent Roland-Garros chaque année.