IPhone : les dix codes "chouchous"

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IPhone : les dix codes "chouchous"
Un très grand nombre d'utilisateurs d'iPhone ne se cassent pas la tête pour trouver une combinaison à quatre chiffres originale.@ REUTERS
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Les utilisateurs semblent manquer d’imagination dans le choix de leur code d’accès.

Vous pensiez être original avec votre 1234 ? Détrompez-vous! Pour savoir quels étaient les mots de passe les plus utilisés pour verrouiller un iPhone, Daniel Amitay, un développeur américain indépendant a mené une enquête, dont les résultats ont été publiés lundi sur son blog.

Grâce à une application baptisée "Big Brother Camera Security", qu’il a lui-même créée, l’ingénieur est parvenu à établir la liste des codes à 4 chiffres les plus usités par les utilisateurs d’iPhone. Résultat : les adeptes de ce smartphone sont peu nombreux à faire preuve d’imagination pour protéger leur téléphone.

En partant d’un échantillon de 205.000 appareils sélectionnés aléatoirement (et sans autorisation), le curieux a recensé et classé les séquences, chiffre par chiffre.

Il y a les grands classiques…

La grande vedette des mots de passe est le 1234. Sur 205.000 usagers, 8.884 l’utilisaient comme code d’accès. Vient ensuite le quadruple zéro (5.246 usagers), suivi d’une séquence de touches alignées verticalement, 2580 (4.753 usagers).

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© CAPTURE

Les redondances telles que 1111, 5555 ou 2222 ont aussi leur petit succès.

… et les messages subliminaux

Mais les utilisateurs d’IPhone redoublent quelquefois d’imagination, et font de leur mot de passe un petit clin d’œil. En sixième position du classement de Daniel Amitay figure ainsi la séquence 5683, qui correspond au mot "love" en langage SMS.

Le développeur en arrive à la conclusion "qu’avec 15% de chances de succès, environ un iPhone sur sept serait facile à déverrouiller, et même encore plus si l'intrus connait la date de naissance de l'utilisateur ou son statut amoureux".

L’analyse a de quoi irriter Apple, qui a pu gentiment "sanctionner" l’initiative du développeur. La marque à la pomme a en effet profité de l’absence de consentement des utilisateurs "cobayes" pour supprimer son application de l'App Store d'Apple.