France 2 dévoile les secrets de la maladie de François Mitterrand

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Laurent Delahousse revient mardi soir, dans Un jour, une histoire, sur la maladie de François Mitterrand, érigée en secret d'État durant sa présidence.

Alors qu'Arte a consacré lundi soir un documentaire dédié à François Mitterrand, c'est au tour de France 2 de retracer mardi à 20h55 le parcours du premier président de gauche sous la Ve République, à travers son émission Un jour, une histoire. Très vite, celui qui incarnait la "force tranquille" lors de la campagne électorale de 1981 fixe des limites, divise pour mieux régner et cultive le secret. Six mois seulement après son accession au pouvoir, il souffre du dos et est victime d'un cancer de la prostate. Des métastases sont diagnostiquées. Celui qui avait promis la transparence sur son état de santé va alors organiser un secret d'État qui va perdurer pendant 11 ans.

Autopsier le secret. Invité du Grand direct des médias, Erwan L'Éléouet, le rédacteur en chef de Un jour, une histoire, est revenu sur les coulisses de ce documentaire. "On a essayé de faire une autopsie du secret, de comprendre comment il s'est construit", a indiqué le journaliste. "On raconte également que les médecins lui donnaient entre 3 mois et 3 ans de vie. Mais il va survivre pendant 14 ans, ses deux septennats et réussir à cacher sa maladie à ses proches", rapporte Erwan L'Éléouet.

Maintenir coûte que coûte son autorité. Car malgré sa maladie, François Mitterrand persiste et se représente pour un deuxième mandat en 1988. "Le pouvoir était pour lui le meilleur antidote", remarque le rédacteur en chef. "Dans le documentaire, Anne Lauvergeon nous raconte qu'il y a des jours où il restait couché dans sa chambre, en pyjama. Mais le mercredi, jour du conseil des ministres, il s'habillait et descendait pour maintenir son autorité."

Noms de code. Lors de ses hospitalisations au Val-de-Grâce, le président conservait la confidentialité. "Il avait des noms d'emprunt comme Albert Blot ou Xavier Carpentier", confie le journaliste. "Il y a des témoignages magnifiques. C'est tout l'intérêt de l'histoire contemporaine, ce que l'on a des témoins qui nous racontent", conclut l'historien Franck Ferrand.

>> Revoir l'interview en intégralité 


Un jour, une histoire : "Mitterrand cachait...par Europe1fr