Fabien Namias : "faire exister tous les points de vue"

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INTERVIEW - Fabien Namias, le directeur général d'Europe 1, est venu répondre aux questions des auditeurs, jeudi, au lendemain des résultats Médiamétrie pour la période novembre-décembre.

INTERVIEW

Les résultats Médiamétrie pour la période novembre-décembre sont tombés mercredi : Europe 1 est la seule radio généraliste qui progresse. La station rassemble désormais 4.869.000 auditeurs par jour, soit 283.000 auditeurs supplémentaires par rapport à la rentrée, et 239.000 auditeurs supplémentaires par rapport à novembre-décembre 2014. Jeudi, Fabien Namias, directeur général d'Europe 1, est venu réagir à ces bon scores et répondre aux questions des auditeurs dans "Le grand direct des médias".

Michelle : "J'écoute Europe 1 depuis sa création. J'ai l'impression que la station, qui était une radio d'information, est en train de devenir une radio d'opinion."

Fabien Namias : "Europe 1 n'est pas une radio d'opinion. Ce n'est pas non plus une radio d'information. C'est une radio généraliste où il y a beaucoup d'information et c'est une tradition dans la maison où toutes les opinions sont représentées. (...) Les opinions structurent le débat de la société française : politique, économique ou encore sociétale. Si on évoque le matin, lorsque j'écoute Dany Cohn-Bendit parler de l'Europe, et lorsque j'écoute la revue de presse de Natacha Polony, je ne sais pas qu'elles sont les opinions des uns et des autres. En revanche, je vois un réel antagonisme dans la façon de penser et c'est cela qui nous plaît : faire exister tous les points de vue".

Aline : "J'ai l'impression que les sujets abordés dans Le grand direct de l'actu sont les mêmes que ceux d'Europe Midi. Je sais que l'actualité reste principalement la même, mais j'ai l'impression d'écouter les mêmes sujets à 9h et à midi ?"

Fabien Namias : "On ne peut pas tricher avec l'actualité. Quand un sujet s'impose, comme c'était le cas avec les élections régionales ou avec les attentats, c'est normal de le traiter à plusieurs reprises sur l'antenne. Encore faut-il le faire avec des angles différents, des prismes différents, en faisant venir des experts et des invités. Si on fait venir les mêmes invités et qu'on répète la même chose, on a mal fait notre boulot. Mais parler de la même actualité avec des angles différents, des façons d'aborder l'actualité qui ne se répètent pas, moi cela ne me paraît pas préjudiciable. Pour autant, il faut veiller à ne pas répéter la même chose toute la journée à l'antenne, à varier les thèmes, c'est une chose à laquelle nous sommes plus vigilants et sur laquelle on peut davantage progresser".

Françoise : "Ma question concerne Europe Midi. Je vous avoue ma déception par rapport à l'arrivée de Jean-Michel Aphatie. Je trouve qu'Europe Midi a vraiment perdu de sa vivacité et de son rythme. Je trouve que lorsque Jean-Michel Aphatie interviewe les auditeurs et les invités, il ne leur laisse pas le choix de s'exprimer."

Olivier : "Concernant Jean-Michel Aphatie, je le verrais plus dans La Matinale car il est très bon en interview politique, mais des fois, j'ai l'impression qu'il s’ennuie sur des sujets avec les auditeurs. J'ai l'impression qu'il n'a pas vraiment sa place le midi."

Fabien Namias : "Jean-Michel Aphatie a une image d'interviewer politique et c'est une image qui peut coller à la peau. Pour autant, Jean-Michel Aphatie est un journaliste à part entière qui s’intéresse à tous les sujets d'actualité. (...) Le rendez-vous de la mi-journée n'est pas un rendez-vous politique (...) Quand je vois les sujets qui sont traités, le dialogue qui s'est instauré entre Jean-Michel Aphatie, Maxime Switek et les auditeurs entre 13h et 14h, je sens qu'il y a une proximité et un lien qui est en train de s’installer. Peut-être qu'entre 12h et 13h, on peut être davantage tourné vers les sujets qui parlent directement aux gens, leur vie quotidienne, la consommation, les sujets de société et qu'on doit faire un effort là-dessus pour être encore plus convaincant."