Eurovision, Roland-Garros : pour Marie Myriam, la France doit persister !

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Eurovision, Roland-Garros : pour Marie Myriam, la France doit persister !
Marie Myriam, dernière gagnante de la France à l'Eurovision, sur le plateau de C à vous@ France 5
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EUROVISION - Après le nouvel échec de samedi dernier, la France doit-elle renoncer à l'Eurovision ? Non, répond la dernière gagnante tricolore.

Ne pas abandonner et continuer d'y croire. C'est, en substance, le message de la chanteuse Marie Myriam après la nouvelle défaite de la France à l'Eurovision. Interrogée lundi sur le plateau de C à vous, la dernière représentante victorieuse de la France a fait un parallèle avec Roland-Garros : oui, la France n'a pas gagné depuis plusieurs décennies mais, non, ce n'est pas une raison pour lâcher l'affaire.

"Qui est le dernier Français à avoir gagné Roland-Garros ? Yannick Noah, en 1983 ! Ce n'est pas pour cela que les Français n'ont pas continué de jouer ! On va continuer d'essayer" a avancé l'interprète de L'oiseau et l'enfant (1977), ajoutant que s'interroger sur notre participation future au concours donne une "image de mauvais perdants" au pays.

Rien depuis Chewbacca. Marie Myriam, 58 ans, a remporté le Concours Eurovision de la Chanson l'année où Jacques Chirac devenait maire de Paris. Depuis 1977 et la sortie du premier film Star Wars au cinéma, la France échoue chaque année à imposer sa chanson face aux autres mélodies venues de toute l'Europe.



Samedi dernier n'a pas fait exception. Lisa Angell et N'oubliez pas ont remporté quatre malheureux points, là où le candidat suédois, qui a gagné la compétition, peut en revendiquer 365. Quelques heures après la défaite tricolore, Nathalie André, directrice des divertissements de France 2, s'était interrogée publiquement sur une candidature Française en 2016.

Le Suédois avait tout pour lui. Membre du jury Français de l'Eurovision, Marie Myriam, qui a sorti six albums depuis 1977, a analysé sur France 5 l'échec de Lisa Angell. Pour elle, l'argument du vote géopolitique ne tient pas. "Les dés ne sont pas pipés, les votes de voisinage ont toujours existé ! Nous n'avons pas d'amis à l'Eurovision", retient la chanteuse.

Selon Marie-Myriam, Måns Zelmerlöw, le vainqueur, n'a pas eu besoin de ces petites alliances : "Il avait vraiment tout".