Eurovision : quand la France passe tout près de l'exploit

  • A
  • A
Eurovision : quand la France passe tout près de l'exploit
Natacha St-Pier dans le concours de l'Eurovision en 2001@ AFP
Partagez sur :

La France a connu plusieurs fois la désillusion, en échouant tout près de la victoire finale. Connaîtra-t-elle le même sort samedi 14 mai ?

VIDEO

Samedi, la France tentera de remporter son sixième concours de l'Eurovision grâce à Amir et sa chanson J'ai cherché. Une victoire que le pays attend depuis 1977 et le titre L'oiseau et l'enfant, de Marie Myriam. La France est pourtant passée plusieurs fois près du triomphe en finissant notamment quatre fois deuxième et sept fois troisième. Retour sur ces soirées où il s'en est fallu de peu pour que l'histoire du concours bascule en notre faveur.


1957 : Paule Desjardins avec La Belle amour. Pour la seconde édition de l'Eurovision, la France est, cette année-là, représentée par Paule Desjardins. C'est lors de ce concours que le vote devient un élément clé du spectacle. En effet, les jurys, composés de dix personnes pour chaque pays, sont appelés tour à tour par une assistante et ils donnent leurs résultats à l'oral. Les points s'accumulaient alors au fur et à mesure. Pour cette édition, c'est Corry Brokken qui remporte le concours avec 31 points. Paule Desjardins termine deuxième, à quatorze longueurs.

1968 : Isabelle Aubrey avec La Source. Déjà vainqueure en 1962, Isabelle Aubrey s'est représentée au concours de l'Eurovision pour la treizième édition. Mais la Française ne réussit pas la passe de deux et finit troisième, devancée par le Britannique Cliff Richard et l'Espagnole Massiel, grande vainqueure du concours. En 2008, un documentaire espagnol avait affirmé que les résultats de l'époque avaient été truqués par Franco. Le dirigeant espagnol aurait corrompu les émissaires d'autres pays en échange d’argent et de contrat.

1976 : Catherine Ferry avec Un, deux, trois. L'édition de 1976 célébre la deuxième année du nouveau système de vote, tel qu'on le connait encore aujourd'hui. Les jurys sont déjà composés de onze membres. Ils choisissent leur dix chansons préférées et leur cèdent de un à douze points en fonction de leur préférence. Cette année là, Catherine Ferry échoue tout près de l'exploit, devancée de quatorze petits points par les Britanniques de Brotherhood of Man.

1990 : Joëlle Ursull avec White and Black Blues. Pour cette 35ème édition, Joëlle Ursull termine à la seconde place, à six points du vainqueur italien Toto Cutugno. Une défaite au goût amer pour la délégation française qui dépose plainte auprès de l'Union européenne de radio-télévision (UER), par l'intermédiaire de Marie-France Brière. La France reproche à l'Italie d'avoir faussé le vote en distribuant ses points au hasard.

1991 : Amina avec C'est le dernier qui a parlé qui a raison. La France encore injustement battue ? La chanteuse Amina peut, en tout cas, être très déçue. La Française finit à égalité avec la Suédoise, Carola. Pour les départager, il a fallu aller jusqu'à compter le nombre de dix points distribués. La Suédoise en avait reçu trois de plus que la Française, ce qui lui donna la victoire.

2001 : Natacha St-Pier avec Je n'ai que mon âme. C'est la dernière grande performance française en date dans le concours. Depuis plusieurs années en effet, la France côtoie plutôt les bas-fonds du classement (25ème en 2015, 26ème en 2014, 23ème en 2013, etc). En 2001, Natacha St-Pier est la première candidate tricolore à présenter une chanson qui n'est pas intégralement en français. Une originalité qui ne lui permet pas de remporter le concours. Elle termine au pied du podium, à la quatrième place.