Enfance, prison, médias : les confidences de Nabilla

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Enfance, prison, médias : les confidences de Nabilla
Nabilla était l'invitée du grand direct des médias, jeudi
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Après son séjour en prison, l'ancienne star de la télé-réalité affirme avoir "grandi" et publie "Trop vite", son autobiographie. Elle était l'invitée d'Europe 1, jeudi.

"J'ai trop souffert là-bas", lâche Nabilla Benattia à propos de la prison, où elle a passé cinq semaines après avoir poignardé à deux reprises son compagnon, Thomas Vergara. Invitée du Grand direct des médias, jeudi sur Europe 1, l'ancienne star de la télé-réalité a affirmé avoir pris "dix ans de maturité". Nabilla est revenue sur son enfance, son expérience en prison et son rapport aux médias, des thèmes évoqués dans son autobiographie, "Trop Vite".

  • Sur son enfance

"Mes parents n'ont pas été là, je me suis élevée toute seule depuis l'âge de 13 ans", explique-elle. "Je pense que mon problème vient du manque de cadrage, d'éducation. Au bout d'un moment j'ai du faire mes propres erreurs pour apprendre".

Des "erreurs", ses nombreuses participations à des émissions de télé-réalité ? "Je l'ai cherché, je pensais que j'arriverais à gérer, mais je n'ai pas réussi", raconte Nabilla. "Au début, j'étais vraiment un peu bête. Je manquais de culture, et au lieu de le cacher, je me disais autant en jouer." Aujourd'hui, la starlette n'a plus envie de "jouer l'imbécile" : "j'ai grandi, j'ai appris", assure-t-elle.

  • Sur son séjour en prison

"La prison, ça m'a apporté de la maturité", affirme la jeune femme. "J'ai pris conscience des choses, que je commençais à perdre les pédales. Ça m'a remis les pieds sur terre", poursuit-elle. "Maintenant, je n'ai plus besoin des paillettes pour vivre", affirme-t-elle. "Je peux être quelqu'un de simple, je peux être quelqu'un de bien, même si je ne refais pas de télé."

Et si le tribunal correctionnel la renvoyait en prison le 19 mai, date de son procès ? "Je n'aurai pas les épaules assez larges, je ne le supporterais pas", explique Nabilla. "J'ai payé ma dette, j'ai pris conscience des choses. Je ne peux pas retourner là-bas."

  •  Sur les médias

Nabilla est revenue sur le titre de son interview accordée au JDD, dimanche - "Aujourd'hui, j'arrive à vivre avec 4.000 euros par mois". "Un piège, encore une fois", selon la jeune femme, très critique de l'attitude des médias à son égard. "Ils m'ont demandé si je pouvais vivre avec 4.000 euros, c'est eux qui ont posé la question. J'ai répondu oui et ils ont écrit ça", assure-t-elle. "Je sais bien que c'est énorme". 

"Tout le monde a écrit des choses sur moi, j'aimerais moi aussi avoir droit à un peu de parole", a estimé Nabilla. "Il y en a qui disent que j'ai enlevé mes seins, d'autres qui disent que j'ai enlevé mon cerveau, je lis des choses surréalistes", explique-t-elle. "C'est blessant, je ne peux pas dire que ça ne me touche pas, ça serait mentir".

Retrouvez l'interview en intégralité : 


Nabilla : "J'ai trop souffert en prison, je ne...par Europe1fr