"Devenir médecins" : le saut dans le grand bain pour des étudiants en médecine

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"Devenir médecins" : le saut dans le grand bain pour des étudiants en médecine
@ France 2
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Mardi soir, France 2 diffuse un documentaire qui suit le parcours de plusieurs étudiants en médecine, dont certains commencent leur quatrième année, en tant qu'externe.

Le plongeon dans le réel, celui où on laisse en partie ses manuels de côté pour la blouse de l'hôpital. Pour les étudiants en médecine, c'est l'heure de la confrontation et parfois, du choc avec la réalité. Ils deviennent des externes, puis des internes, et font leur premier pas dans le concret. Le magazine Infrarouge en a suivi quatre (deux internes et deux externes) pour France 2, dans un documentaire diffusé mardi soir à 22h40 : Devenir médecins

"On n'est pas évalué sur la capacité sociale". Infrarouge s'intéresse d'abord à un moment extrêmement particulier de la vie des externes : leurs toutes premières semaines à l'hôpital. Nina et Elise partent donc à la rencontre de ce qui sera leur quotidien dans quelques années. Pour eux, le plus marquant, très rapidement, c'est la dimension humaine du métier, à laquelle les livres et les heures de cours ne les avaient pas nécessairement préparé. "On n'est pas évalué sur la capacité sociale", explique Elise. Écouter le patient, l'informer, diagnostiquer quand la personne ne parle pas la même langue, autant de cas pratiques qu'aucun livre ne saurait rendre totalement compte.


Infrarouge : devenir médecin

"Chaque patient, chaque histoire est unique". Face à cela, Devenir médécins rend compte des interrogations et des craintes de chacun. "J'ai peur de me blinder, (...) j'ai peur de trouver ça normal de voir quelqu'un qui meurt en face de moi", confie ainsi Nina, externe en service réanimation. "Dans nos études, on ne nous prépare pas tellement à la mort", souligne-t-elle encore. Cet apprentissage là ne se fait qu'avec l'addition des heures quotidiennes passées au travail. "Chaque patient, chaque histoire est unique", rappelle, Joan, interne de septième année. Et c'est à ces histoires qu'il faut savoir répondre, tout en maintenant la frontière entre l'émotion nécessaire et le professionnalisme obligatoire.