Christophe Dechavanne : "J’aurais adoré être Patrick Bruel"

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L'animateur est le nouveau producteur de la tournée Age tendre. Une mission arrivée "par hasard", selon ce trublion du PAF qui pourrait revenir à la télé sur TF1. Invité sur Europe 1, il s'est aussi livré sur ses envies et sa vie personnelle.

INTERVIEW

On le connaissait audacieux sur les plateaux télé. Christophe Dechavanne s'illustre dans un nouvel emploi : celui de producteur de la tournée "Age Tendre". L'animateur s'est laissé porté vers la chanson "par hasard" dit-il. D'un gala, il estime avoir fait un spectacle. Invité samedi d'Europe 1 dans l'émission Il n'y a pas qu'une vie dans la vie, il a retracé son parcours, d'un média à l'autre.

L’amour en regardant Ciel mon mardi". S'il tonifie le répertoire d'"Age tendre" en insufflant une bonne ambiance au spectacle, l'ancien trublion du PAF pourrait bien, aussi, faire son retour sur le petit écran, sur TF1, avec un projet de jeu intitulé "The Wall". Pourtant rien n'avait prédisposé Christophe Dechavanne à la télé. Sur une idée de son père, il entame même des études d'immobilier. Il fait ensuite un virage vers le monde de sa mère, journaliste, en effectuant un stage à Radio 7.

Un essai concluant mais on lui laisse peu de place. Il n'abdique pas, commence vraiment à France Inter avant d'être happé par le petit écran qu'il dépoussière avec un ton innovant. Viennent les émissions fastes Ciel mon mardi ! et Coucou c'est nous. "Un jour PPDA disait qu’on était des icônes télé-ménagères mais il a raison. Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils faisaient l’amour en regardant Ciel mon mardi", raconte l'animateur.

Entendu sur Europe 1
 Quand Arthur a fait son one man show, il m’a devancé et je me suis dit que je n’allais pas me mettre dans ses pantoufles et attendre un peu.

Il rembarre Maurice Pialat. Passé par Une famille en or et la production de fictions via sa propre société de productions, Christophe Dechavanne s'est même essayé à la comédie. "Pas sûr d'être un bon acteur", il a pourtant été approché par Maurice Pialat à l'époque de Ciel mon mardi. "Il avait la réputation d’être très difficile, limite violent, raconte Christophe Dechavanne à propos du réalisateur. Je lui ai dit 'Moi, à coups de pied dans le cul, ça ne va pas marcher.' Quand on est con, on est con, commente l'animateur avec recul. Je lui ai dit ça bêtement, c’était pour le prévenir. Il y a eu un petit blanc. Il m’a dit 'bon, on garde le contact' et je n’ai plus jamais entendu parler de Maurice Pialat."

L'animateur laisse alors échapper un rôle de gros dur. "Ce que j’aurais adoré. Je suis idiot, mais voilà, c’est la vie. Si je regrette ça, je regrette mille choses, parce que mille choses ne se sont pas produites, des ruptures se sont faites ou des rendez-vous ont été loupés parce que j’ai été impétueux."

Il se serait bien vu acteur ou chanteur. Il s'est rêvé acteur, mais aussi chanteur. "J’aurais adoré être Patrick Bruel. On a commencé ensemble, on est de la même génération". Il l’a d’ailleurs reçu pour l’une de ses premières chansons Marre de cette nana-là. "Il a une double casquette en plus cet empaffé ! Il est un excellent acteur et un formidable chanteur et il écrit. Alors oui, j'aurais adoré, pas pour la Bruelmania, j'ai eu la mienne, mais il a du talent à revendre."

Il veut son one man show. Son adrénaline, Christophe Dechavanne la trouve aussi dans la course auto. Il tient d'ailleurs un beau palmarès au volant - il a notamment couru les 24 heures du Mans - mais a arrêté la course sur ordre médical après plusieurs accidents. Un peu tête brûlée, il n'exclue pas d'y revenir.

Il pourrait aussi se retrouver seul en scène, pour un one man show. "Ça fait 20 ans que je veux le faire. Quand Arthur l’a fait, il m’a devancé et je me suis dit - encore l’orgueil à la con - que je n’allais pas me mettre dans les pantoufles d’Arthur et attendre un peu". L'animateur confie qu'il a néanmoins effectué une petite session d'entraînement : "J’ai fait la première partie d’Arthus en cachette à Avignon au mois de juillet." Un show d’environ 9 minutes. Pour faire plus long, Christophe Dechavanne "lance un appel à un bon auteur" pour l'aider à écrire : "Je n’y arrive pas dans mon bureau."