Cash investigation : "Si jamais on n'a pas de réponse, on va la chercher", confie Elise Lucet

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Les enquêtes poussées de "Cash investigation" en font sa marque de fabrique. La présentatrice de l'émission estime qu'elle doit ça aux téléspectateurs : "On est payé par la redevance pour faire des enquêtes et aller le plus loin possible."

INTERVIEW

L'émission "Cash investigation" s'est démarquée aux yeux du grand public par ses méthodes d'enquête. Elise Lucet, journaliste et présentatrice du programme de France 2, n'hésite pas à aller confronter directement les dirigeants des entreprises à ses questions lorsqu'ils ne s'y attendent pas.

"De multiples demandes d'interview" avant la confrontation. "Avant d'arriver devant la voiture ou dans un couloir pour courir après un PDG, ce qui arrive d'ailleurs de plus en plus rarement, on a fait de multiples demandes d'interview", assure l'ancienne présentatrice du "13 Heures" de France 2 dans l'émission Hondelatte raconte, sur Europe 1. Des demandes qui sont toujours faites "très poliment", promet-elle.

"Au bout d'un an d'enquête, on a accumulé des documents, souvent confidentiels, et nos journalistes ont travaillé d'arrache-pied pour avoir ces documents. C'est un peu facile de botter en touche et de jouer la politique de la chaise vide", s'exclame-t-elle.

Avoir des réponses "au nom des téléspectateurs". L'étape suivante est donc la confrontation : "Après toutes ces demandes d'interview, (...) si jamais on n'a pas de réponse, on va chercher la réponse." Une pugnacité dont Elise Lucet fait preuve "au nom des téléspectateurs" : "Ce sont ces gens-là qu'on défend. On est payé par la redevance pour faire des enquêtes et aller le plus loin possible."

Et comme l'explique Emmanuel Gagnier, rédacteur en chef de "Cash investigation", les interlocuteurs d'Elise Lucet sont rarement étonnés de la voir croiser leur route : "Les personnes dont on va chercher les réponses savent parfaitement pourquoi on va les voir. (...) Quand Elise va coincer ces personnes dans un couloir, elles ne sont pas étonnées. Elles ont déjà eu un brief par leurs communicants des questions qu'éventuellement, Elise pourrait leur poser."

"Des média-trainings 'anti-cash'". "On le verra dans le numéro de ce soir (mardi)", assure-t-il. Un numéro consacré aux "Paradise Papers". Et cela prend de telles proportions que, selon Elise Lucet, il existe aujourd'hui "des sociétés de communication qui proposent des média-trainings 'anti-Cash'".