Canular "homophobe": Bolloré défend Hanouna

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Canular "homophobe": Bolloré défend Hanouna
Depuis la diffusion d'un canular téléphonique jugé homophobe dans son émission, les difficultés se sont accumulées pour l'animateur de C8,@ AFP
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"Il a fait une bêtise, l'a reconnue, s'est excusé à deux reprises, que voulez-vous qu'on fasse de plus ?" a déclaré jeudi Vincent Bolloré à propos d'un canular de Cyril Hanouna jugé homophobe.

Cyril Hanouna a "fait une bêtise" en diffusant sur C8 un canular jugé homophobe, mais l'animateur s'est depuis excusé, a fait valoir jeudi Vincent Bolloré, patron du groupe Vivendi à qui appartient la chaîne, tout en disant qu'il n'avait pas à se "mêler des contenus" des émissions. "Il a fait une bêtise, l'a reconnue, s'est excusé à deux reprises, que voulez-vous qu'on fasse de plus ?" a déclaré à propos de ce canular Vincent Bolloré, selon deux sources présentes à l'assemblée générale des actionnaires du groupe Bolloré (lui-même principal actionnaire de Vivendi).

"Je n'ai pas à régler les problèmes de présentateurs". "Je n'ai pas à me mêler des contenus en tant que président du conseil de surveillance de Vivendi, ni à régler les problèmes de présentateur", a ajouté Vincent Bolloré, qui a signé un contrat de 250 millions d'euros sur cinq ans avec l'animateur-producteur. Le patron de Vivendi a souligné la valeur de Cyril Hanouna, qui a réalisé parmi les meilleures audiences de la TNT, en soulignant que "toutes les chaînes gratuites ont essayé de le récupérer".

Hanouna en difficulté. Depuis la diffusion d'un canular téléphonique jugé homophobe dans son émission, les difficultés se sont accumulées pour l'animateur de C8, lâché par une partie des annonceurs de l'émission, épinglé par le CSA qui a ouvert une procédure de sanction mais aussi par des associations et personnalités. L'association de lutte contre le sida Aides avait interpellé mardi le patron de Vivendi pour le "mettre devant ses responsabilités".
Cyril Hanouna s'est excusé dans son émission, dans Libération et dans le JDD, et a dit avoir pris conscience du poids de sa parole après avoir été reçu mercredi par Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes.