"BFM TV n'est pas une chaîne d'opposition"

  • A
  • A
"BFM TV n'est pas une chaîne d'opposition"
Guillaume Dubois, directeur général de BFM TV.
Partagez sur :

INTERVIEW E1 - Le directeur général de la chaîne d'information se défend de tout esprit partisan.

Ces derniers mois, les relations entre BFM TV et l'exécutif ont été quelque peu houleuses. En privé, François Hollande aurait critiqué à plusieurs reprises le traitement de l'actualité par la chaîne d'information, notamment lors de l'affaire Leonarda. Des critiques balayées par Guillaume Dubois, le directeur général de BFM TV, invité vendredi du Grand Direct des médias sur Europe 1. Pour lui", BFM TV "n'est pas une chaîne d'opposition, c'est une chaîne dont les journalistes font leur travail".

francois hollande

© REUTERS

Les critiques de l'Elysée. En octobre, François Hollande avait critiqué en privé la chaîne d'information pour son traitement de l'affaire Leonarda. Une autre polémique avait surgi un mois plus tard, lorsque Le Point avait relayé de nouvelles critiques du chef de l'Etat à l'encontre du "ton" employé par BFM TV. François Hollande aurait même traité Alain Weill, le patron du groupe auquel appartient la chaîne, de "sale type", des propos démentis par l'Elysée.

La réponse de BFM TV. Au micro d'Europe 1, Guillaume Dubois a réfuté tout positionnement anti-Hollande. "Je pense que si nous étions une chaine d'info de droite, nous aurions la moitié de l'audience qu'on a aujourd'hui, soit 10 millions de téléspectateurs par jour", a-t-il lancé. Tout en admettant que "globalement, les médias d'information et les journalistes vont plutôt aller titiller le pouvoir, quel qu'il soit".

>> Regardez l'intégralité de l'interview de Guillaume Dubois, directeur général de BFM TV :



"On a été critiqué sous le pouvoir précédent". Pour convaincre du traitement équilibré de l'actualité par BFM TV, le patron de la chaîne met en avant le fait d'avoir également été attaqué lorsque la droite était à l'Elysée. "On a été extrêmement critiqué sous le pouvoir précédent, notamment sur la fin de campagne de 2012, quand des journalistes se sont pris des bouteilles de flotte à la figure dans les meetings UMP", affirme-t-il. "Aujourd'hui, manifestement, un certain nombre de gens nous accusent d'être de droite, ça veut dire qu'on est probablement entre les deux et qu'on fait bien notre travail".

Leonarda, deux mois après. Guillaume Dubois est plus particulièrement revenu sur la polémique qui a suivi le traitement de l'affaire Leonarda. L'Elysée avait alors reproché à BFM TV d'avoir donné la parole à la jeune fille expulsée, immédiatement après l'intervention télévisée de François Hollande, le 19 octobre. "Le chef de l'Etat a choisi, de façon un petit peu impromptue, le samedi à 13h15, de s'exprimer en direct à la télévision", explique le directeur de la chaîne. "A un moment, il s'adresse directement à cette jeune fille, en la citant. Il lui fait une proposition. La moindre des choses, c'est de demander la réponse". François Hollande avait déclaré que Leonarda pourrait revenir "seule" en France si elle faisait "la demande".