Appel à la libération du reporter français détenu en Turquie

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Appel à la libération du reporter français détenu en Turquie
Loup Bureau a été placé en détention par les autorités turques.@ Capture d'écran Twitter.
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Loup Bureau, un reporter indépendant français, est retenu en Turquie. Les autorités le soupçonnent d'activités "terroristes".

Des organisations françaises et internationales de journalistes ont réclamé jeudi la libération "immédiate" de Loup Bureau, un reporter indépendant français placé mardi en détention par les autorités turques qui le soupçonnent d'activités "terroristes". Loup Bureau, qui a notamment collaboré avec la chaîne française TV5 Monde et se présente sur Twitter comme un étudiant en journalisme, avait été interpellé la semaine dernière à la frontière entre l'Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considérée comme une organisation "terroriste" par Ankara), ont été trouvées en sa possession.

Deuxième cas en trois mois. Le ministère des Affaires étrangères a dit suivre la situation "avec la plus grande attention". Dans un communiqué commun, les syndicats français de journalistes SNJ, SNJ-CGT et CFDT-Journalistes, soutenus par la Fédération européenne des journalistes (EFJ) et la Fédération internationale des journalistes (IFJ), ont appelé à "la libération immédiate" de leur confrère, dont la détention rappelle celle de Mathias Depardon, photojournaliste français arrêté en mai dans le sud-est de la Turquie et expulsé un mois plus tard.

La Turquie, une prison pour les journalistes. Ces organisations exigent "que le gouvernement français mette tout en oeuvre" pour obtenir sa libération. "Les propos convenus ne suffisent plus", disent-elles. Pour les trois syndicats, "il est clair que les dirigeants turcs et le président Erdogan en tête abhorrent les journalistes étrangers trop curieux et n'hésitent pas à les arrêter pour imposer un mur du silence sur la réalité de ce pays, qui est la plus grande prison au monde pour les journalistes où 160 de nos confrères sont derrière les barreaux".