2.300 journalistes tués dans le monde en 25 ans

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2.300 journalistes tués dans le monde en 25 ans
En 2015, après l'attaque djihadiste contre le journal satirique Charlie Hebdo, les Français sont descendus dans la rue.@ LAURENT DARD / AFP
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Rien qu'en 2015, 112 journalistes et professionnels des médias ont été tués dont dix en France.

Assassinats ciblés, attentats à la bombe, tirs croisés et kidnappings.... "Au moins 2.297 journalistes et professionnels des médias" ont été tués depuis 1990, dont 112 l'an dernier, a indiqué mercredi dans son rapport annuel la Fédération internationale des journalistes (FIJ). 

La France première du classement. En 2015, après l'attaque djihadiste contre le journal satirique Charlie Hebdo, la France occupait la première place du classement établi par la FIJ, aux côtés de l'Irak et du Yémen, avec chacun 10 journalistes et professionnels des médias assassinés. "Ces rapports annuels constituent notre hommage au courage et au sacrifice ultime fait par des milliers de journalistes qui ont perdu la vie en accomplissant leur devoir d'informer et de responsabiliser le public", a indiqué dans le rapport le président de la FIJ, Jim Boumelha.

Tués aussi dans des pays en paix.Rien qu'en 2015, 112 journalistes ont été tués. 2006 reste l'année la plus meurtrière pour les professionnels des médias, avec 155 morts. De nombreux décès ont lieu dans les zones de conflits, mais pas uniquement. "Beaucoup sont victimes des barons du crime organisé et de fonctionnaires corrompus. Il y a beaucoup plus de journalistes tués dans des endroits en paix que dans des pays touchés par la guerre", a précisé Anthony Bellanger, secrétaire général de la fédération professionnelle.

Un manque d'actions. Cette observation est confirmée par le classement des 10 pays les plus dangereux pour les journalistes au cours des 25 dernières années : Irak (309), Philippines (146), Mexique (120), Pakistan (115), Russie (109), Algérie (106), Inde (95), Somalie (75), Syrie (67) et Brésil (62). Un autre problème soulevé par la fédération est le manque d'attention porté aux violences subies par les journalistes dans le monde. Seul un meurtre sur dix fait l'objet d'une enquête judiciaire, selon le rapport.