"Certains coureurs vont perdre le Tour de France en Corse"

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Le plus d'Europe 1 matin est une chronique de l'émission Europe 1 matin - Bruce Toussaint
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Le départ du Tour de France sera donné pour la première fois en 100 éditions de Corse à Porto-Vecchio ce samedi.

Ce matin à 7h15, Europe 1 recevait Dominique Bozzi, le seul coureur corse à avoir couru le Tour en 1996. Il intervenait lors de notre édition spéciale en direct de Porto-Vecchio, à deux jours du Tour de France. Ses principales déclarations :

 

Premier passage en Corse... On répare une erreur historique ?

"Bien sûr ! Nous étions le seul département français où le Tour n'est pas passé. Maintenant, c'est réparé : c'est un énorme cadeau pour nous, nous allons l'accueillir à bras ouverts."

Vous auriez aimé courir ce Tour...

"Tout à fait, c'est vraiment un rêve ! Dommage ! J'aurais aimé qu'un jeune corse soit au départ, pour représenter les couleurs de notre pays. Mais ce n'est pas grave : nous avons déjà un beau cadeau, le 100ème tour, trois étapes, c'est énorme, nous allons le savourer."

"Tout le monde l'attend avec impatience mais tout le monde ne réalise pas la portée de l'événement. On compare souvent le Tour à un rallye automobile : ça n'a rien à voir ! Le Tour, c'est quand même l'équivalent d'une Coupe du monde ou des Jeux Olympiques ! Je crois que les Corses vont être vraiment surpris de l'ampleur de l'événement. C'est ça qui va être important : ça va rester dans les mémoires des enfants."

Que peut apporter le Tour à la Corse ?

"Enormément de choses ! On a 20.000 chômeurs en Corse, nous sommes en période de crise, l'économie corse tourne au ralenti... Le tourisme va repartir de plus belle, nous allons être en direct dans 190 pays, un milliard de téléspectateurs. Ca va apporter que du bon ! Ca va être notre second souffle, nous allons faire une 2ème saison en juillet, deux mois d'août..."

Cette absence de 100 ans en Corse : mauvaise réputation ?

"Non non, ce n'est qu'une volonté politique. Tous les politiques, l'assemblée de corse, se sont réunis à l'unanimité pour faire venir le Tour en Corse, tout le monde a tiré la corde dans le même sens, c'est le plus important..."

Trois étapes en Corse...

"La première étape Bastia-Porto-Vecchio, aucune difficulté, tout plat, je vois une arrivée massive au sprint... Par contre, la deuxième étape, pour la première fois depuis 100 ans, le Tour va passer un col de 1ère catégorie dès le deuxième jour ! C'est quand même assez historique (...) Je vous le garantis, pour être directeur du Tour de Corse, j'ai fait cette étape il y a un mois : le peloton a explosé, ils sont arrivés un à un ! Je pense que sur le Tour de France, beaucoup de coureurs vont perdre le Tour en Corse ! Nous ferons les comptes aux Champs-Elysées, mais vous verrez les 30 ou 40 secondes perdues par certains leaders..."

Vous avez eu un rôle dans l'organisation...

"Tout le monde a eu son rôle ! Le mien, c'était de relancer le Tour de Corse il y a cinq ans, développer le cyclisme en Corse... Derrière, les politiques ont fait leur travail..."

 

Le nombre de licenciés va exploser...

"Nous sommes déjà passés de 200 licenciés il y a 4 ans à 1.000 aujourd'hui. Nous irons de 2.000 à 2.500 dans les années à venir ! C'est très bien."