VERBATIM - Le patron du Medef, opposé au blocage, propose de "se mettre autour d'une table et regarder comment on peut intégrer la concurrence".

Pierre Gattaz, le président du Medef, était l'invité d'Europe 1 lundi matin. Voici ses principales déclarations.

L'affaire Hollande-Gayet. "C'est une affaire totalement privée, moi je me concentre sur l'économie, l'emploi qui est mon obsession, et le chômage en France. C'est une affaire privée comme il y en a, comme il y en a eu. Il y a un président de la République, un gouvernement, et moi je travaille avec eux. D'autant qu'il y a eu une annonce très intéressante le 31 décembre sur le pacte de responsabilité."
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Le Consumer electronic show (CES) de Las Vegas. "C'est un fabuleux salon, où on a vu beaucoup d'entreprises françaises, de start-ups, où beaucoup de jeunes entrepreneurs ont été exposer des produits. C'est très encourageant pour notre pays, ça veut dire qu'il est capable de rentrer dans le futur, d'apporter des systèmes, des produits, des logiciels. Il y a un potentiel énorme, qui ne demande qu'à être libéré."
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La grève des taxis. "Il faut gérer et ouvrir la concurrence, mais il faut l'organiser et l'anticiper. C'est vrai que ce type de blocage est très ennuyeux. Je n'accepte pas le blocage de Paris, je n'accepte pas les manifestations, je pense qu'il faut se mettre tous autour d'une table et regarder comment on peut intégrer la concurrence dans tous les secteurs, mais de manière intelligente et organisée. Il faut les écouter (les chauffeurs de taxi), comment on peut ouvrir, comment font les autres pays européens... Il faut se mettre autour d'une table, ouvrir à la concurrence, mais de manière organisée."
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L'emploi. "Ce pas un engagement ferme et juridique. C'est un objectif que nous avons donné. Un million d'emploi, c'est passer de 11% de chômage à 8%. C'est pas dramatique, c'est pas catastrophique, c'est pas une fatalité. Nous disons, et nous allons commencer cette mobilisation dès cet après-midi à Lille avec 1500 chefs d'entreprise, que nous pouvons créer des poches de 50 000 emplois dans les 5 prochaines années à la condition que certains chantiers s'ouvrent. C'est ça que nous attendons du président de la République."
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Les prestations familiales. "Les cotisations familiales, qui pèsent aujourd'hui sur le coût du travail, doivent être transférées sur autre chose. Idéalement, en baisse des dépenses publiques, mais si on ne peut pas le faire immédiatement, en petite hausse de la TVA, avec un coup de pouce au salaire net, car nous pouvons tout à fait imaginer, si on baisse les cotisations salariales et patronales, qu'il y ait une hausse du salaire net raisonnable. Ça fait partie des solutions simples."

Sécurité sociale. Nous demandons une trentaine de milliards qui permettront d'alléger le coût du travail. On peut les trouver par la chasse aux abus et aux excès s'il y en a, mais aussi par l'optimisation de tout ce système de la sphère publique qui n'a pas été optimisé depuis 40 ans."
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