Bruno Le Roux : "Je comprends ce qu'a dit Manuel Valls"

SAISON 2013 - 2014
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    Bruno Le Roux soutient Manuel Valls et affirme que le majorité "continuera à être ferme sur le fait que les camps sauvages de Roms ne peut pas continuer".

    Ses principales déclarations :

     

    A propos des déclarations d'Eric Doligé, rapportées par Le Lab d'Europe 1 :

    "Je n'y ai pas cru, mais vous répétez la phrase, j'y crois maintenant... Des propos insensés, irrespectueux d'abord, mais surtout totalement irresponsables. Il y a je crois, quand on fait de la politique, un devoir d'exemplarité à choisir ses mots, essayer de les employer au bon moment. Il y a là des propos haineux que l'on ne peut accepter de quelqu'un qui représente le peuple Français. Pendant dix ans, il y a eu des moments où j'ai été en désaccord profond, même des moments où j'ai eu honte de la façon dont mon pays était représenté. Je demande à Jean-François Copé de dire que ça ne peut pas continuer comme ça, qu'il le condamne, qu'il condamne les propos, qu'il dise que le débat politique ne peut pas être un débat haineux comme cela, on ne peut pas entretenir des propos comme ceux-ci, auxquels a participé d'ailleurs Jean-Claude Gaudin. Je ne sais pas si c'était une plaisanterie marseillaise ou pas, mais ça s'ajoutait en tout cas de fort mauvaise façon..."

    Jean-Claude Gaudin a dit que c'était pour rire...

    "Je crois qu'on ne rigole pas avec ces choses-là"

    Ces gens-là ne vous aident-ils pas à faire des diversions alors que vous êtes dans la mouise ?

    "Nous n'avons pas besoin de faire des diversions !"

    Vous revenez de Bordeaux, avez-vous trouvé un remède à la déprime de vos amis socialistes ?

    "Vous revenez depuis quelques semaines de vacances, vous avez trouvé à votre retour 0,6 point de croissance en plus dans les prévisions !"

    0,5...

    "0,5 ! Ca vous a conforté quand même que, avec -0,3 en partant, +0,3 en rentrant, il s'est passé quelque chose !"

    Qui peut croire qu'en 36 heures vos amis rentrent de Bordeaux requinqués ? Claude Bartolone a appelé ses camarades à en finir avec la gestionnite aigüe, à finir d'avancer en zig-zag, de se débarrasser du débat fiscal qui est un vrai boulet...

    "Ce que j'ai dit hier et je le redis : nous allons réussir le pari, au bout d'un an et demi, de l'inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année ! Cela mérite d'être valorisé car, sans les dispositifs mis en place, cela n'aurait pas été possible. J'ai dit simplement à ceux qui sont avec moi : ne sautez pas toutes les étapes sans expliquer ce que nous avons fait, ne soyons pas déjà à l'étape où il y aurait une cagnotte à distribuer. Certains socialistes pensent aujourd'hui que nous avons une tirelire ! Nous n'en avons pas, ne laissons pas croire aux Français qu'il y en a une..."

    Ras-le-bol fiscal, la formule était-elle heureuse ?

    "La formule retraçait en tout cas ce que nous avons entendu cet été ! Moi j'étais d'accord avec Pierre Moscovici. Elle reflétait la réalité : après avoir rétabli la justice dans l'impôt, il était impossible de demander des efforts supplémentaires aux Français. J'avais dit moi-même : pas d'impôt supplémentaire dans le PLF 2014, et il n'y aura pas de nouveaux impôts dans le PLF 2014 présenté aujourd'hui."

     

    Jean-Marc Ayrault : "J'assume d'avoir été obligé d'augmenter les impôts"... Que retenez-vous ? J'assume ou obligé ?

    "Avoir été obligé d'augmenter les impôts, c'est le résultat que la situation que nous avons trouvé. Vous savez bien que les déficits publics doivent baissés, donc qu'ils ont été hauts !"

    Moscovici rappelle que vos prédécesseurs ont fait 600 milliards d'euros de déficit en 5 ans, le tiers à cause de la crise. Vous, en seize mois, 200 milliards...

    "Non non, aujourd'hui nous baissons les déficits publics, nous allons être à 4,1 cette année, 3,6 en 2013... C'est à dire les objectifs fixés par le Président !"

    Il y a une dérive à 4,1...

    "4,1 à la fin de l'année, je l'ai dit. Et 3,6 l'objectif qui nous a été validé par les instances européennes pour la fin de l'année prochaine..."

    Pensez-vous que le gouvernement Ayrault réussisse en ce moment ?

    "Bien entendu puisque l'objectif c'est la courbe du chômage ! Nous avons déjà inversé la courbe du chômage des jeunes grâce aux dispositifs qui, tous les jours, continuent à se mettre en place ! L'objectif en 2014, c'est déjà que les Français puissent en voir les premiers résultats. Les mesures fiscales en faveur des plus modestes attestent que nous sommes aujourd'hui sur la bonne voie."

     

    Un élu du PS qui ne votera pas le budget sera t-il sanctionné ?

    "Le budget c'est ce qui permet d'appartenir à la majorité... Quand on ne vote pas le budget, on n'est plus dans la majorité. Ne pas voter budget, ni dans une collectivité locale, ni au Parlement, ça ne permet d'appartenir à une majorité..."

    François Hollande a rencontré l'iranien Rohani, Obama ne l'a pas fait. François Hollande a t-il pris des risques ?

    "Non, il faut toujours essayer d'entretenir le dialogue, notamment pour dire clairement la position de son pays. Il a dit clairement la position de la France sur la prolifération nucléaire."

     

    François Hollande est resté dix heures à New York, est-ce suffisant ?

    "Ca lui a permis de dire ce qu'il voulait dire. En dix heures, on dit beaucoup de choses."

    Vous critiquiez Nicolas Sarkozy qui lui restait 36 ou 48 heures...

    "Je mesure à la force de la parole, pas au temps passé."

    A propos de Manuel Valls sur les roms :

    "Y'avait-il quelque chose de révolutionnaire dans des propos qui constataient que, chassés aujourd'hui partout en Europe, un certain nombre de roms sont en France et ne souhaitent pas à y rester ? Qui sont quelques fois prisonniers de systèmes mafieux, de banditisme, qui les maintiennent dans des conditions terribles ?"

    Vous soutenez Manuel Valls ?

     

    "Je comprends ce qu'il a dit"

    Mais vous le soutenez ? Vous demandez le démantèlement des camps de roms ?

    "Le démantèlement est aujourd'hui possible et doit être rendu possible à deux conditions : favoriser l'insertion de ceux qui veulent être sédentaires et il y a de multiples expériences réussies. Et enfin des coopérations européennes qui permettent aussi le retour en Roumanie, le retour en Bulgarie, et c'est tout cela dont parlait Manuel Valls"

    Le gouvernement et la majorité pourront-ils régler le problème des roms avant les municipales ?

    "En tout cas, nous continuerons à être fermes sur le fait que les camps sauvages ne peuvent pas continuer et que, de l'autre côté, il faut rechercher les solutions. Thierry Repentin les cherche au niveau de l'Europe, Manuel Valls au niveau de la France..."

    Au 1er janvier 2014, Bulgarie et Roumanie devraient rentrer dans l'espace Schengen. Peuvent-ils continuer à mépriser chez eux leurs propres citoyens, les roms ?

     

    "Non, ils ne peuvent pas continuer à le faire, ils doivent en favoriser l'insertion et, vous savez, l'espace Schengen, ça doit demander l'unanimité. Je ne crois pas que ce soit totalement acquis aujourd'hui..."

    Noël Mamère quitte EELV...

    "Noël Mamère, je le connais bien, depuis des années. C'est un homme de convictions, de convictions fortes, mais je n'ai jamais pensé que c'était un homme de parti ! Il s'exprimera autant maintenant, très certainement, qu'avant, mais je ne crois pas que ça change véritablement les choses. Son départ n'est pas un tremblement de terre, il a annoncé il y a peu qu'il se mettait un peu en retrait de la vie politique. Et bien tant mieux."

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