L’exaspération du Premier ministre face aux médias

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Caroline Roux est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Jean-Marc Ayrault a fustigé la presse hier. Le gouvernement incombe aux médias l'emballement autour de Leonarda.

Tirer les leçons  et trouver des reponsables au fiasco "Leonarda"...Voilà un sujet qui préoccupe beaucoup le gouvernement depuis quelque jours... Caroline Roux bonjour... Vous êtes en mesure de nous dire ce matin qu'au sommet de l'Etat on est très remonté contre les médias...   

Le premier ministre traduit face caméra une réelle exaspération Ce commentaire d’un haut gradé de la majorité, « François Hollande pense qu’il a été planté par Harlem désir et par BFM télé «  « Un ministre très exposé ces derniers jours, en rajoute n’hésite pas en coulisse à cibler le fonctionnement des médias, des chaines d’infos... la surexposition de la parole d’une gamine traitée au même niveau que celle du chef de l’Etat... Europe1 lui a donné la parole comme l’ensemble de la presse. En réalité ...L’Élysée n’avait pas anticipé la réponse en directe de la collégienne à la proposition du président...le sujet est pris très au sérieux. Un proche du président lui a même fait passer une note sur l’emballement médiatique dans ce dossier.

 

Pourquoi pas, ils ont leurs raisons. Ils en ont parfaitement le droit... Mais est ce que la critique va jusqu'à l'autocritique... Est ce qu’ils vont jusqu’à remettre leur communication en cause ?

Ils ne peuvent pas aller contre le rythme médiatique alors ils tentent au moins en urgence de maitriser le message... hier par exemple, le patron des députés socialistes a annoncé que les assistants parlementaires seront dorénavant interdits de réunions de groupe socialiste...écarter les entourages  pour éviter les fuites dans la presse...Un conseiller du président, avoue que François Hollande ne peut même pas organiser de réunion avec les ténors de la majorité car plus personne n’a le culte du secret...il s’agace de ces élus socialistes qui en 140 signes deviennent le centre du monde.

L’affaire est prise au sérieux... mais rendre la presse responsable des échecs c’est un classique... (On l'avait beaucoup entendu dans le camp Sarkozy lors de la dernière présidentielle...)

C’est tellement classique…que dans les rangs socialistes on ne parle  plus de BFM mais de BFN... ça ne vous rappelle rien...la gauche le faisait déjà avec TF1 rebaptisée TFN pour justifier la présence de JM le Pen au second tour de la présidentielle. Le procédé est grossier, le réflexe attendu, et c’est surtout le signe de la grande fébrilité d’un gouvernement qui n’a pas anticipé l’accélération et qui se retrouve aujourd’hui…dans les cordes