Titanic, l’autre raison du naufrage

  • A
  • A
Titanic, l’autre raison du naufrage
@ 20tg Century Fox
Partagez sur :

La petite-fille d’un officier prétend que le navire a coulé suite à une évolution technique.

L’histoire du Titanic semblait ne faire aucun doute. Dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, il heurte un iceberg, aperçu trop tard, et coule. Sauf que, presque un siècle après son naufrage, ce scénario est contesté.

Lady Louise Patten, la petite-fille du commandant en second Charles Lightoller, publie un livre racontant une tout autre version. Selon son grand-père, l’iceberg aurait été vu largement à temps pour changer de cap. La faute reviendrait plutôt au timonier. Sous l’effet de la panique, il aurait viré la barre du mauvais côté.

Un progrès technique non maîtrisé

La navigation était en pleine mutation à l’époque. D’ordinaire, il fallait tourner la barre du côté opposé où l’on souhaite aller (tourner à bâbord pour aller à tribord). Le Titanic était équipé d’une nouvelle technologie, avec une navigation qui fonctionnait comme sur une voiture (tourner à tribord pour aller à tribord). Sous la pression, le timonier aurait ainsi répondu à un vieux réflexe en tournant la barre du mauvais côté.

Le commandant Charles Lightoller, l’un des rares membres de l’équipage à avoir survécu, aurait préféré se taire pour éviter la faillite à sa compagnie. Mais c’était sans compter sur sa petite-fille, qui a voulu rétablir la vérité dans son livre Good as Gold. "Tout devait demeurer secret. Ma mère a insisté pour que tout reste à l'intérieur de la famille", a-t-elle confié au Telegraph. "Près de quarante ans plus tard, je me suis rendu compte que j'étais la dernière personne vivante à savoir ce qui s'est réellement passé sur le Titanic".

Certains experts contestent toutefois cette version, assurant qu’il n’y a eu aucune évolution technique de la navigation à cette période-là.

Le naufrage du Titanic a fait autour de 1.500 victimes, pour 700 survivants, ce qui en a fait l’une des plus grandes catastrophes maritimes de l’histoire.