France, Allemagne, Italie : Michel Houellebecq fait un carton

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France, Allemagne, Italie : Michel Houellebecq fait un carton
@ AFP/PATRIK STOLLARZ
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Le roman de Michel Houellebecq, sorti début janvier, caracole en tête des ventes en France, en Allemagne et en Italie.

"Du jamais-vu", selon l'éditeur de Michel Houellebecq. Son dernier roman Soumission se trouve en tête des ventes en France, mais aussi en Allemagne et en Italie, une situation "inédite" selon Flammarion. "Être en tête des ventes dans trois pays européens en même temps, c'est du jamais vu de mémoire d'éditeur", a confié mardi son éditeur français. "Houellebecq a même détrôné en Italie le dernier Umberto Eco", relève la maison d'édition. 

Une "résonance particulière". Le roman, qui a suscité une vive polémique, est sorti le 7 janvier, le jour de la tuerie de Charlie Hebdo. Il décrit une France islamisée en 2022 après l'élection à la présidentielle du chef d'un parti musulman. Les attentats terroristes de janvier en France mais aussi les manifestations islamophobes initiées par le mouvement Pegida en Allemagne ont sans doute donné une résonance particulière à ce livre, estime son éditeur.

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Tiré à 250.000 exemplaires dans l'Hexagone, Soumission a été numéro un des ventes, toutes catégories confondues, dès la première semaine. Outre-Rhin, où l'auteur a poursuivi son marathon médiatique interrompu en France, Unterwerfung (en allemand) est paru le 16 janvier chez Dumont Buchverlag. Après un premier tirage de 100.000 exemplaires, Dumont a effectué cinq retirages, pour un total de 270.000 exemplaires. En Italie, Sottomissione (en italien) sorti le 15 janvier a été écoulé à plus de 200.000 exemplaires la semaine suivante.

 L'Allemagne unanime, l'Italie divisée. Si le thème du roman a parfois choqué en France, la critique allemande a unanimement salué le dernier ouvrage de l'auteur, faisant parfois le parallèle avec l'oeuvre de Louis-Ferdinand Céline. La critique transalpine a été moins unanime. Dans La Repubblica, l'écrivain Alessandro Baricco a ainsi jugé le livre raté. Le quotidien avait évoqué dès mi-décembre "le scandaleux retour de Houellebecq".