Avant de mourir, elle organise une fête d’adieu “pas de larmes”

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Avant de mourir, elle organise une fête d’adieu “pas de larmes”
Betsy Davis entendait quitter ce monde de la façon dont elle le souhaitait, sans souffrir plus longtemps, et entourée de ses amis@ People (Capture d'écran)
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Diagnostiquée de la maladie de Charcot, une Américaine a opté pour le suicide assisté. Avant de mourir, elle a souhaité passer 48 heures entourée de ses amis.

LA STORY

C’est à une fête pas comme les autres qu’ont été conviés une trentaine de personnes fin juillet, racontent AP et People. Les amis de Betsy Davis, une artiste californienne de 41 ans, ont été invités à un week-end d’un genre particulier : il s’agissait d’une dernière fête avant la mort par suicide assisté de la jeune femme.

Diagnostiquée en 2013 atteinte de la maladie de Charcot, qui l’aurait empêchée à terme de bouger, parler, manger et respirer, Betsy Davis a choisi le suicide assisté, légal en Californie depuis l’automne dernier.

L’artiste n’a donné qu’une consigne à ses invités : “Pas de larmes” en sa présence. “Vous portez ce que vous voulez, vous dites ce que vous voulez, vous dansez, chantez, priez, mais pas de larmes devant moi”, a t-elle écrit.



Ce qu’a fait Betsy lui a apporté la plus belle mort qu’on puisse imaginer


Pour ses dernières heures de vie, Betsy Davis a choisi de refaire tout ce qu’elle aime : le 23 et 24 juillet dernier, son domicile d’Ojai a vécu au rythme des cocktails, des pizzas et de ses films préférés. Betsy a passé le week-end assise dans son fauteuil roulant électrique, posant pour de nombreuses photos avec ses proches.

À la fin de ce séjour, chaque invité a pu repartir avec un objet cher à Betsy Davis. La jeune femme fut ensuite installée sur un lit, sur une colline, pour assister, habillée en kimono, à un dernier coucher de soleil. Betsy Davis est décédée quatre heures après la prise d’un mélange de morphine, de pentobarbital et d’hydrate de chloral prescrit par son docteur.

“Ce qu’a fait Betsy lui a apporté la plus belle mort qu’on puisse imaginer”, retient le photographe Niels Alpert, qui a documenté toute cette journée avec un reportage photo.