Zelaya retarde son retour au Honduras

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Zelaya retarde son retour au Honduras
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Les nouvelles autorités ont assuré mercredi qu'il n'y avait "aucune chance" de voir Manuel Zelaya revenir aux affaires.

Le coup d'Etat au Honduras a été condamné par la communauté internationale et notamment l'Organisation des Etats américains (OEA) qui a réclamé dans une résolution "le retour immédiat, sûr et sans conditions du président Manuel Zelaya dans ses fonctions constitutionnelles". Si ces exigences ne sont pas remplies dans les 72 heures, "l'Assemblée générale spéciale (...) suspendra le Honduras", a-t-elle prévenu.

Mais la perspective d'une sortie de crise négociée était maigre mercredi. Le gouvernement par intérim a exclu tout retour de Manuel Zelaya à la présidence et prévenu une nouvelle fois qu'il serait arrêté s'il rentrait au Honduras. "Nous ne négocions ni la souveraineté nationale ni la présidence", a déclaré Enrique Ortez, ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire. Il n'y aucune chance" qu'il revienne au pouvoir, a-t-il ajouté.

Enrique Ortez a en outre fait savoir que les nouvelles autorités honduriennes avaient renoncé à dépêcher une délégation à Washington pour entamer des pourparlers avec l'OEA, comme elles l'avaient envisagé.

Alors qu'il prévoyait de rentrer jeudi dans son pays avec plusieurs dirigeants étrangers, Manuel Zelaya a déclaré mercredi à la presse, après l'ultimatum de l'OEA, qu'il ne pensait pas s'y rendre avant le week-end.