Yémen : la coalition dirigée par Ryad bombarde le ministère de la Défense à Sanaa

  • A
  • A
Yémen : la coalition dirigée par Ryad bombarde le ministère de la Défense à Sanaa
Le premier raid a visé le ministère alors que le deuxième a touché un quartier résidentiel voisin. @ AFP
Partagez sur :

Ces nouvelles frappes interviennent alors que les tensions se multiplient entre l'Arabie saoudite et son rival iranien.

La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a mené vendredi soir deux raids aériens contre le ministère de la Défense à Sanaa, capitale du Yémen en guerre contrôlée par les rebelles, ont rapporté des témoins. Le deuxième raid, qui a touché un quartier résidentiel voisin du ministère, a fait 3 blessés civils, selon des témoins.

Tensions croissantes entre Arabie et Iran. La coalition, qui intervient au Yémen depuis 2015, avait déjà ciblé le ministère de la Défense en y faisant d'important dégâts mais ces nouvelles frappes interviennent alors que les tensions se multiplient entre l'Arabie saoudite et son rival iranien, qui soutient les rebelles Houthis.

Les Houthis menacent de répliquer. Lundi, la coalition menée par Ryad a renforcé son blocus aérien, terrestre et maritime contre le Yémen après avoir intercepté dans le secteur de l'aéroport international de Ryad un missile balistique tiré par les rebelles yéménites. Les Houthis ont menacé de riposter à ce durcissement du blocus par des tirs de missiles contre les aéroports et les ports saoudiens et émiratis, exacerbant encore la tension entre Ryad et Téhéran. De son côté, l'ONU a réclamé la fin du blocus devant "la situation humanitaire catastrophique" au Yémen, menacé de "la plus grande famine" des dernières décennies.


Un conflit débuté en 2015. Depuis mars 2015, Ryad est à la tête d'une coalition de pays sunnites aidant les forces gouvernementales yéménites dans leur guerre contre les Houthis, maîtres de la capitale yéménite depuis septembre 2014.  Le conflit a fait plus de 8.650 morts et quelque 58.600 blessés, dont de nombreux civils, et provoqué "la pire crise humanitaire au monde", selon l'ONU.