Wikileaks : ils en prennent pour leur grade

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Wikileaks : ils en prennent pour leur grade
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Sarkozy "susceptible", Berlusconi "irresponsable". Petit florilège des phrases qui fâchent.

La diplomatie, c'est le talent de dire les choses élégamment en public, sans froisser, mais des câbles secrets américains diffusés par le site Wikileaks dressent des portraits peu flatteurs de dirigeants de plusieurs pays, y compris alliés des Etats-Unis.

Nicolas Sarkozy "susceptible et autoritaire". C’est ainsi qu’est décrit le chef de l’Etat par l'ambassade des Etats-Unis, qui souligne les manières abruptes qu'adopte selon elle le dirigeant français dans ses rapports avec ses collaborateurs.

Silvio Berlusconi "irresponsable". Le chef du gouvernement italien n’est pas à la hauteur de sa fonction. Il est décrit comme imbu de lui-même et inefficace en tant que dirigeant européen moderne", par un diplomate américain de haut rang. Un autre le décrit comme "faible physiquement et politiquement" et affirme qu'à cause de "longues nuits sans sommeil" et de "son penchant pour les fêtes", "il ne se repose pas suffisamment".

David Cameron superficiel. Le premier ministre britannique n’échappe pas aux critiques acerbes. Il est décrit comme "manquant de profondeur" par le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, dans une conversation avec l'ambassadeur des Etats-Unis à Londres, d'après le Daily Express.

Angela Merkel froussarde. La chancelière allemande "a peur du risque et fait rarement preuve d'imagination", selon un câble. Son ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, ouvertement homosexuel, est qualifié de "personnalité exubérante", mais ayant peu de savoir-faire en matière de diplomatie.

Dmitri Medvedev en Robin, de Batman. Le président russe en prend aussi pour son grade. "C'est le Robin du Batman joué par Poutine", estime l'ambassade des Etats-Unis à Moscou, faisant allusion au jeune comparse du héros de bande dessinée. Il est également qualifié de "pâle et hésitant". Vladimir Poutine est quant à lui perçu comme "mâle dominant", disent des diplomates américains.

Chavez est fou. Le président vénézuélien est en train de transformer son pays en un "autre Zimbabwe", disait en septembre 2009 Jean-David Lévitte, le conseiller diplomatique du président français Nicolas Sarkozy, selon un mémo.

Mouammar Kadhafi phobique. Le dirigeant Libyen "dépend presque de manière obsessionnelle d'un petit noyau dur d'hommes de confiance" et il ne saurait voyager sans une infirmière ukrainienne, "une blonde voluptueuse", selon un câble. Il est aussi décrit comme ayant peur de survoler l'eau et de se rendre dans les étages d'un immeuble.

Robert Mugabe impitoyable. Un document reconnaît son "intelligence", mais le qualifie d'"homme politique le plus impitoyable" du Zimbabwe. "Il est handicapé par (...) son ego et sa croyance en sa propre infaillibilité, son obsession du passé (...), son ignorance crasse des questions économiques", ajoute-t-il.