Washington dénonce le "génocide" de chrétiens et de chiites par l'EI

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Washington dénonce le "génocide" de chrétiens et de chiites par l'EI
En mars dernier, le secrétaire d'Etat américain avait déjà employé le terme de "génocide" pour qualifier les crimes perpétrés par l'Etat islamique. @ AFP
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Les Etats-Unis ont dénoncé mercredi les crimes de "génocide" perpétrés par le groupe État islamique, notamment contre les minorités de chrétiens, chiites et yézidis.

Les Etats-Unis ont dénoncé, mercredi, les crimes de "génocide" perpétrés par l'organisation État islamique (EI) contre les minorités de chrétiens, chiites et yézidis, dans le sombre tableau annuel des libertés religieuses dans le monde dressé par le département d'Etat.

Le terme "génocide" déjà utilisé. "Daech (acronyme arabe de l'EI) a poursuivi sa stratégie brutale, que le secrétaire d'Etat John Kerry a jugé être (en 2015 et 2016, ndlr) un génocide contre les yézidis, chrétiens, chiites et contre d'autres groupes vulnérables dans les territoires qu'il contrôle", a condamné la diplomatie américaine dans son panorama exhaustif sur l'état de la liberté religieuse en 2015 dans près de 200 pays. L'emploi du terme de "génocide", qui a des implications juridiques selon le droit américain, avait déjà été utilisé par John Kerry et par des experts des Nations unies pour qualifier les crimes perpétrés par les djihadistes de l'EI en Irak et en Syrie.

Dans ces deux pays en guerre, où l'organisation islamiste armée contrôle encore des pans de territoires, les djihadistes sont "responsables d'actes barbares, comme des tueries, des actes de torture, de traite d'êtres humains, de viols et autres crimes sexuels contre des minorités religieuses et ethniques", a tonné le département d'Etat dans son rapport.

"Les acteurs non étatiques comme Daech et Boko Haram (le groupe islamiste au Nigeria, ndlr) continuent de se ranger parmi les plus monstrueux auteurs d'abus contre la liberté religieuse dans le monde", a jugé la diplomatie américaine. Mercredi, les diplomates américains ont d'ailleurs promis 37 millions de dollars supplémentaires, soit 33 millions d'euros, pour venir en aide aux populations de la région du lac Tchad, touchées par l'insurrection djihadiste de Boko Haram.