Vol MH370 : ce qui attend les enquêteurs

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Vol MH370 : ce qui attend les enquêteurs
@ Reuters
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ET MAINTENANT ? - Les experts sont certains que le Boeing disparu s'est crashé en mer, mais la carcasse du Boeing 777 n'a pas encore été retrouvée.

Le Premier ministre malaisien a annoncé lundi que l'appareil de la Malaysian Airlines a terminé sa course dans l'océan Indien. Il s'agit de la première certitude depuis la disparition de l'avion des écrans radars il y a 17 jours. Mais un long travail attend encore les enquêteurs.

La localisation des débris. Ces derniers jours, des objets ont été repérés par des satellites au large de l’Australie. Il pourrait s'agir de débris flottant dans l'océan, mais, pour l'instant,aucun n'a encore été repêché. Les premiers morceaux pourraient être récupérés d'ici mardi matin. Mais la zone de recherches est large.

Car ce ne sont pas ces objets flottants qui ont permis de confirmer la thèse du crash en mer. Inmarsat, une société britannique, a fourni des calculs de données, explique le Telegraph. Une aide précieuse, même si cette nouvelle méthode de recherches ne "donne [que] la direction approximative du parcours, plus ou moins une centaine de miles (environ 160 kilomètres, ndlr.)", a expliqué Chris MaxLaughlin, un des chargés de communication d'Inmarsat sur Sky News.

En attendant des recherches sous-marines. Une fois les débris repérés, les enquêteurs pourront envisager des recherches sous-marines. Le bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français a estimé lundi que cela était pour l’instant prématuré, soulignant que le préalable était de définir une zone de recherches "plus restreinte".

"Les informations disponibles aujourd'hui conduisent à effectuer des recherches (...) dans des zones extrêmement vastes qui ne permettent pas, à ce stade, d'envisager des recherches sous-marines", a confirmé le BEA.

MH370, Malysia airlines,

© REUTERS

Bernard Chabbert, le consultant aéronautique d’Europe 1, rappelle que dans le cas de ce Boeing de la Malaysian Airlines, "il y a quinze jours que l’accident s’est produit, les débris ont dû dériver. Pour l’instant, on parle d’une zone à explorer qui mesure la surface de la France". A titre de comparaison, dans le cas du vol AF-447, "la zone à explorer faisait la dimension du Bassin parisien", précise-t-il. Le Rio-Paris avait disparu des radars en 2009, mais la carcasse de l’avion n’avait été repêchée que deux ans plus tard.

L'enquête n’est qu’à ses débuts. De nombreuses questions restent en suspens après l'annonce du crash de l'appareil. Mais la confirmation que l’avion s’est abîmé en mer pourrait accréditer la thèse d’un détournement raté, même s’il n’est pas exclu qu’il puisse s’agir d’une avarie technique. Les boîtes noires donneront sûrement des indices. Si elles sont retrouvées un jour.

La marine américaine a annoncé de son côté qu’elle envoyait un "localisateur de boîtes noires" dans la zone. Le temps presse car les boîtes noires n’émettent un message que pendant trente jours. Pour le Rio-Paris, les boîtes noires avaient pu être repêchées.

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METHODE - Des familles de victimes prévenues par SMS

LA FIN - L'avion est tombé dans l'océan Indien

ACTU - Les premiers débris récupérés dans quelques heures

ACTU - Un bateau scrute la zone des débris

EXPLICATIONS - Comment retrouver un avion en pleine mer ?