Violences à Cologne : les autorités dévoilent un premier rapport d'enquête

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Violences à Cologne : les autorités dévoilent un premier rapport d'enquête
Des policiers à Cologne.@ OLIVER BERG / DPA / AFP
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Le rapport devrait éclairer des zones d'ombre en expliquant notamment comment des agressions ont pu avoir lieu alors que la police était à proximité. 

Les autorités allemandes doivent dévoiler lundi le premier rapport approfondi d'enquête sur les violences de Cologne, à l'origine de plus de 500 plaintes de victimes désormais et qui fragilisent Angela Merkel sur la question des réfugiés.

Une communication critiquée. Le ministre de tutelle de la police de Cologne, Ralf Jäger, responsables des Affaires intérieures dans l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, sera auditionné à 10 heures devant le Parlement du Land. Il a promis un état des lieux complet sur l'enquête concernant les agressions en série du Nouvel An, visant des femmes en particulier. Ce sera le premier du genre car la police locale de Cologne depuis une semaine s'est distinguée par sa politique de communication confuse et très parcimonieuse sur les événements. Son chef en a d'ailleurs fait les frais en étant limogé.

19 suspects à Cologne. Le nombre de plaintes pour violences lors de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne ne cesse d'exploser jour après jour. Il atteint selon le dernier décompte de dimanche 516, dont environ 40% pour des faits d'agression sexuelle. Hambourg a également été le théâtre d'actes de violence et 133 plaintes, notamment pour agression sexuelle, sont répertoriées. 19 personnes sont pour l'instant considérées comme suspectes à Cologne. La police a jusqu'ici parlé principalement de réfugiés et immigrants illégaux originaires de pays d'Afrique du Nord, sans annoncer d'interpellations notamment pour les faits les plus graves, comme les viols.

Agressions planifiées ou improvisées ? De nombreuses zones d'ombre demeurent : comment les agressions ont-elles pu prendre une telle ampleur sans que la police n'intervienne alors qu'elle était à proximité ? Pourquoi a-t-elle attendu plusieurs jours avant d'en révéler l'ampleur ? Les violences étaient-elles planifiées ou le fruit de débordements dus à l'alcool le soir de la Saint-Sylvestre ? Sur ce dernier point le ministre de la Justice Heiko Maas a déjà tranché. "Quand une telle horde se rassemble pour enfreindre la loi, cela paraît sous une forme ou une autre planifié", a-t-il dit.