Venezuela : Nicolas Maduro rejette les sanctions américaines prises à son encontre

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Venezuela : Nicolas Maduro rejette les sanctions américaines prises à son encontre
Nicolas Maduro affirme que ces sanctions sont une réaction de colère de la part de Donald Trump@ AFP PHOTO /PRESIDENCY
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"Je n'obéis pas aux ordres impérialistes, je n'obéis pas aux gouvernements étrangers, je suis un président libre", a affirmé Nicolas Maduro après les sanctions financières annoncées par les États-Unis à son encontre.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a rejeté lundi soir les sanctions prises à son encontre par les États-Unis, en riposte à l'élection dans le sang d'une Assemblée constituante.

"Je suis un président libre". "Je n'obéis pas aux ordres impérialistes, je n'obéis pas aux gouvernements étrangers, je suis un président libre", a affirmé Nicolas Maduro réagissant au gel de tous les avoirs qu'il posséderait aux États-Unis, annoncé quelques heures plus tôt par le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin qui l'a qualifié de "dictateur".

Une réaction de colère selon Maduro. Selon le président vénézuélien, les décisions du gouvernement américain soulignent "l'impuissance, le désespoir, sa haine" à l'issue du vote de dimanche. "Je suis tellement fier, mpnsieur Trump, allez-y alors", a lancé le président socialiste, avant d'ajouter "je suis puni parce que je n'obéis pas aux ordres des gouvernements étrangers".

"C'est une réaction de colère car le peuple vénézuélien et son président ont désobéi à son ordre de suspendre l'Assemblée nationale constituante. Qu'ils prennent les sanctions qui leur plaisent, mais le peuple vénézuélien a décidé d'être libre", a ajouté Nicolas Maduro.

Une prise de position très rare pour Washington. Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d'État étranger en exercice. Nicolas Maduro est seulement le quatrième président à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un "club exclusif" composé des présidents syrien Bachar al-Assad, nord-coréen Kim Jong-Un et zimbabwéen Robert Mugabe.