Venezuela : deux grenades lancées d'un hélicoptère contre la Cour Suprême, selon Maduro

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Venezuela : deux grenades lancées d'un hélicoptère contre la Cour Suprême, selon Maduro
Nicolas Maduro a dénoncé mardi une "attaque terroriste" visant une réception à la Cour suprême du Venezuela.@ AFP PHOTO / VENEZUELAN PRESIDENCY
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Selon Nicolas Maduro, président contesté du Venezuela, deux grenades ont été lancées sur la Cour Suprême depuis un hélicoptère, mardi.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé mardi que deux grenades avaient été tirées depuis un hélicoptère contre le siège de la Cour suprême à Caracas, dénonçant une "attaque terroriste". "J'ai activé toutes les Forces armées pour défendre l'ordre. Nous allons capturer très vite l'hélicoptère et ceux qui ont réalisé cette attaque terroriste", a déclaré le président socialiste lors de la célébration de la Journée du journaliste au palais présidentiel de Miraflores.

"Ils auraient pu provoquer une tragédie". Le chef de l'État n'a pas fait état de victime et a précisé qu'une des grenades n'avait pas explosé et que l'hélicoptère impliqué appartenait à la police scientifique du Venezuela.

"Il y avait au TSJ (la Cour suprême du Venezuela) une réception, ils (les assaillants) auraient pu provoquer une tragédie. Il ont tiré contre le TSJ et survolé le ministère de l'Intérieur et de la Justice. Voilà le genre d'escalade armée que je suis venu dénoncer", a déclaré Nicolas Maduro.

Maduro accuse le pilote d'un de ses anciens ministres. Selon le président vénézuélien, l'hélicoptère était piloté par un homme qui avait été le pilote de son ex-ministre de l'Intérieur et de la Justice, Miguel Rodriguez Torres, un général à la retraite qui a pris ses distances avec le gouvernement. Nicolas Maduro a accusé ce général d'être lié à des préparatifs supposés de coup d'État à son encontre.

"Nous irions au combat". Nicolas Maduro a prévenu mardi que ses partisans prendraient les armes si son gouvernement était renversé par la violence. "Je dis au monde, et j'espère que le monde l'entendra après 90 jours de manifestations, de destructions et de morts : si le Venezuela était plongé dans le chaos et violence et la révolution bolivarienne détruite, nous irions au combat", a-t-il dit lors d'un rassemblement politique.