Valls : "près d'une cinquantaine" de Français sont morts en Syrie

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Valls : "près d'une cinquantaine" de Français sont morts en Syrie
@ Reuters
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Manuel Valls a indiqué mercredi à Beauvais que "près d'une cinquantaine" de Français partis faire le djihad étaient morts en Syrie.

Le chiffre a presque doublé en quelques mois. Manuel Valls a indiqué mercredi à Beauvais que "près d'une cinquantaine" de Français partis faire le djihad étaient morts en Syrie. On en dénombrait une trentaine en juin dernier. Des déclarations qui interviennent alors que deux français sont suspectés de figurer parmi les bourreaux du groupe djihadiste Etat islamique.

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Le nombre de morts progresse de manière exponentielle. "Nous savons le nombre de Français qui sont morts en Syrie, près d'une cinquantaine, donc nous connaissons ces dangers et, malheureusement, nous ne sommes pas surpris d'apprendre que des Français ou des résidents en France se trouvent au cœur de ces cellules et participent à cette barbarie", a réagi Manuel Valls, lors d'un déplacement dans l'Oise, sur le thème de la sécurité.

Jusqu'à présent, le gouvernement évoquait "une quarantaine" de tués parmi les Français. Mais un nouveau décompte, effectué lundi, a abouti à 49 cas, a précisé une source gouvernementale.

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1.100 Français impliqués dans le djihad. "Nous savons le nombre de Français, plus d'un millier, qui sont concernés par ce phénomène" djihadiste en Syrie, a rappelé le Premier ministre en déplacement avec le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Selon le dernier décompte dressé début novembre par les magistrats antiterroriste, 1.100 personnes sont en ce moment dans le collimateur des services de renseignement. Parmi elles, 427 font l'objet de procédures judiciaires. Il existe donc, contre elles, des éléments concrets justifiant que les magistrats s'y intéressent.

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Plus précisément, 85 hommes et 10 femmes sont mis en examen dans des dossiers antiterroristes, liés à des départs en Syrie et en Irak. Et 65 personnes sont placées en détention provisoire, dans des cas où les projets terroristes semblaient concrets, c'est-à-dire déjà bien avancés. Enfin, une petite cinquantaine de personnes font l'objet d'un mandat de recherche. "Cela nous renforce dans notre détermination à lutter contre le terrorisme", a ajouté Manuel Valls.