Etats-Unis : un noir devient chef de la police à Ferguson

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Etats-Unis : un noir devient chef de la police à Ferguson
Ferguson avait été le théâtre de manifestations anti-racistes après la mort d'un afro-américain.@ Michael B. Thomas / AFP
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C'est un symbole fort. Lundi, un homme noir est devenu chef de la police de Ferguson, théâtre de manifestations anti-racistes il y a deux ans.

Un homme noir a pris la direction lundi de la police de la ville américaine de Ferguson, moins de deux ans après la mort d'un jeune afro-américain tué par un policier blanc qui avait déclenché des manifestations d'ampleur nationale.

Plus de diversité dans la police. Delrish Moss aura fort à faire pour restaurer la confiance dans cette agglomération du Missouri, au centre des Etats-Unis, où une enquête fédérale avait dressé un portrait accablant des forces de l'ordre, accusées de racisme, de harcèlement contre les Noirs et de brutalités gratuites. Delrish Moss, 51 ans, a bâti sa réputation au sein de la police de Miami. Il a promis d'apporter davantage de diversité dans la police de Ferguson, ville dont les deux tiers des habitants sont noirs.

Une zone meurtrie. Cette commune en banlieue de Saint Louis avait été le théâtre de manifestations et d'émeutes après la mort de Michael Brown, un Noir âgé de 18 ans abattu par un policier blanc, Darren Wilson, le 9 août 2014. Ces émeutes avaient mis en évidence des erreurs de jugement et d'attitude des forces de l'ordre qui, en ayant recours à des chiens ou des blindés, n'avaient fait qu'accroître les tensions, selon un rapport du ministère américain de la Justice. Plus de 50 entités de maintien de l'ordre avaient été impliquées dans les opérations de sécurisation de la ville avec, selon le ministère, "un commandement incohérent" et une "communication lacunaire" entre les différents acteurs.

La police de Ferguson n'avait "établi pratiquement aucune relation de voisinage avec les résidents de Canfield Green Apartments, où Michael Brown a été tué, ni avec la plus grosse partie de la communauté noire de Ferguson", avait regretté le ministère.